Pour la première fois dans l’histoire d’Atos, le PDG a demandé à rencontrer les organisations syndicales en France. Près d’une centaine de
représentants du personnel étaient présents dans la salle le 3 septembre à l’auditorium de Bezons.
La démarche est louable. L’intention ne semble pas à louer… Car le PDG sort de 2 commissions d’enquête au Sénat et à l’Assemblée nationale où la CGT Atos fut contributrice pour dénoncer les situations internes de l’entreprise. Visiblement irrité, il y a des mises au point dans l’air que veut exprimer le PDG.
Morceaux choisis :
- « Je lis n’importe quoi dans la presse ! Certains n’ont pas compris mon message, et je n’aime pas qu’on me raconte des histoires ».
- « Je ne suis pas venu pour dépecer le groupe. J’ai vu des gens venir dans des commissions d’enquête, je ne sais pas trop ce qu’ils venaient y faire, dire que le groupe allait faire faillite… »
- « La France est le pays le moins rentable avec le coût salarial le plus élevé du monde. On n’a pas le choix pour l’offshore. Le problème en France, c’est qu’il y a trop de monde non facturé. »
- « J’essaye de sauver Atos du naufrage. Lorsque je suis venu en 2024 je n’ai pas vu que la machine commerciale avait été détruite. Beaucoup de clients nous ont quittés, ont perdu la confiance. Pour s’en remettre ça va être long. J’ai surement sous-estimé le délai de redressement. »
- « On a beaucoup dialogué. On a pris beaucoup de temps, mais en CSE on a des résultats très à charge. Je n’ai toujours pas trouvé en France de partenaires pour réformer. »
Cela mérite quelques réponses écrites CGT :
- Turpitude : Le n’importe quoi et le chaos, c’est le PDG ! Qui a dit en CSE que les créanciers bloquaient des transferts d’activités en France ? Qui a fait un Plan social qui se termine en eau de boudin ? Qui a réduit les droits Santé-Prévoyance ? Qui recule les avantages du télétravail ? Qui gère à coup de décisions unilatérales l’ensemble des droits des salariés ? Qui a réduit en 1,5 an le groupe de -20000 salariés ? M. Salle n’aime pas qu’on lui raconte des histoires quand il n’est pas lui-même le conteur de fables économiques et compteur de ses hauts revenus. C’est sûr la CGT n’a pas à comprendre les messages destructeurs de cette gouvernance !
- Ridicule : Le coup et coût de l’off-shore qu’il faut accélérer, cela fait 25 ans qu’on nous le fait !
La moitié du groupe est implantée en pays émergents. Pour quels résultats ?
Des déficits ! Faudrait un jour ouvrir les yeux sur le massacre des projets avec les composantes off-shore mais nos têtes pensantes ne voient que les salaires moins-disants divisés par 5… Ha ! c’est ballot (pour rester poli) de causer off-shore pour la France qui a près de 75% de ses activités en secteurs publics, qui sont indélocalisables… Quand on ne connait pas ses dossiers… - Tartuffe : « J’ai sous estimé la situation ». De qui se moque-t-on ? Avec un revenu déclaré de 18 millions d’euros en 2025, le PDG d’Atos a mal évalué la santé du groupe !
Mais il est payé à quoi faire ce PDG, à fanfaronner dans la presse économique ? - Manipulateur : Le PDG cherche des « partenaires » sociaux pour réduire les effectifs et les droits conquis. Ah, la France, cette rebelle contre la finance internationale, ce pénible code du travail et parfois ses syndicats combatifs dont la CGT.
La réforme chez M. Salle c’est réduire les coûts, réduire les effectifs, réduire les droits conquis et que des représentants du personnel « collaborateurs » approuvent comme des séides les attaques contre les employés. Considérez les salariés, valorisez-les,
partagez la valeur produite, ne vous comportez plus brutalement, et alors, alors, vous aurez créé ce qu’on appelle une culture d’entreprise…
Vous savez, ce que le PDG ne connaît pas…






