Lors des échanges avec la direction, la CGT a de nouveau dénoncé le recours massif aux primes dites « discrétionnaires » pour compenser la faiblesse des BSC.
Car derrière ce terme se cache une réalité simple : l’absence de critères transparents et connus de tous. Qui décide ? Selon quels critères ? Avec quels contrôles ? Lorsque les règles ne sont pas clairement établies, les risques de favoritisme, de biais et de traitement inégal sont inévitables.
À cette remarque de la CGT, la direction n’a apporté aucune réponse.
Nous avons également cherché à comprendre les montants engagés.
Selon les chiffres communiqués, les primes discrétionnaires représenteraient :
- 2,2 millions d’euros pour Eviden ;
- 1,5 million d’euros pour Atos ;
- Soit un total de 3,7 millions d’euros.
La CGT a alors posé une question simple : comment ce montant se compare-t-il au budget des NAO, qui concerne l’ensemble des salariés ?
Rappelons que le budget total des NAO est inférieur à 3 millions d’euros pour tous les salariés, quand ces primes discrétionnaires représentent à elles seules 3,7 millions d’euros pour un nombre limité de bénéficiaires.
Face à cette interrogation légitime, la réponse de la direction a été :
« Je ne suis pas là pour vous donner les chiffres Atos. » Et un grand silence
Circulez, il n’y a rien à voir.
Cette réponse illustre malheureusement le manque de transparence qui entoure ce dispositif. La CGT s’est essayé, en mode taquin à « Pourquoi pas des primes pour tous les salariés ? » Une boutade ? Peut-être.
Mais finalement, c’est exactement la question que se posent de nombreux salariés.
Pourquoi quelques centaines de personnes bénéficieraient-elles d’une enveloppe de plusieurs millions d’euros alors que les augmentations salariales collectives restent limitées pour tous les autres ?
Pourquoi l’entreprise trouve-t-elle des millions pour des primes attribuées de manière discrétionnaire, mais explique chaque année que les moyens sont contraints lorsqu’il s’agit d’augmenter durablement les salaires ?
La richesse de l’entreprise est créée collectivement. Les résultats sont le fruit du travail de toutes et tous : ingénieurs, consultants, techniciens, fonctions support, managers, équipes commerciales et administratives.
Pour la CGT, la reconnaissance du travail ne doit pas dépendre de décisions opaques ou de critères non partagés. Elle doit passer par des augmentations de salaire pérennes, transparentes et équitables pour l’ensemble des salariés.
La véritable question n’est donc pas : « Pourquoi pas des primes pour tous ? », la véritable question est :
Pourquoi des millions pour quelques-uns, quand les augmentations collectives pour tous restent insuffisantes ?






