Un surtemps de trajet correspond à l’augmentation du temps consacré au trajet dans le cadre d’un déplacement professionnel (site client, autre site Atos, lieu de formation, etc.) par rapport au temps consacré pour se rendre habituellement à son agence de rattachement.
La loi impose que ce temps supplémentaire consacré à l’employeur soit indemnisé. Mais la loi ne dit pas comment, elle laisse ce « détail » à la négociation, entreprise par entreprise, et le dernier mot à l’employeur.
Vous pourriez penser que c’est simple : après tout, ce temps supplémentaire que vous consacrez à votre activité professionnelle, c’est comme du temps de travail, donc il devrait être payé au moins à 100%. Mais non… Votre employeur, lui, estime que c’est normal que vous alliez où bon lui semble, que ça vous prenne le temps qu’il faudra et que, s’il doit l’indemniser, sa générosité a des limites, ça tiendra plutôt du bakchich ou du pourboire, appelez ça comme vous voudrez.
Et donc il y avait un accord chez Atos, qui prévoyait – et encore avec des conditions compliquées – des indemnisations misérables à géométrie variable : 25% seulement des surtemps dans la plupart des situations, 50% dans quelques plus rares cas, et 100% dans des situations si exceptionnelles que vous ne risquiez pas (heureusement pour vous d’ailleurs) d’en voir la couleur.
Cet accord, arrivé à son terme, devait être renégocié. La direction entendait le faire sans y rien changer. Donc il n’y avait rien à renégocier, juste à re – signer une nouvelle louche de soupe à la grimace pour quelques années de plus. Pire, elle voulait revoir quelques points à la baisse ici où là…
Personne n’a voulu signer le machin. Même pas les organisations syndicales qui l’avaient fait la fois précédente. La direction est contrariée. Elle dégaine sa menace habituelle : si vous ne signez pas, c’est panpan-cucul ! On décidera unilatéralement, et on vous prévient : ce sera moins que ce que prévoyait l’accord.
Sauf que dans l’accord, il n’y avait déjà pas grand-chose. Alors, pas grand-chose ou moins que pas grand-chose, c’est un peu pareil : c’est presque rien. Attendons la note unilatérale, on verra si la direction – puisque c’est elle qui décide – préfère donner pas grand-chose ou presque rien…






