C’est une grande première chez Atos, aucun PDG n’avait rencontré les organisations syndicales françaises.
Or P.Salle a organisé un « séminaire du dialogue social » pour…nous faire la leçon et nous parler comme si nous étions à l’école ! Trois heures de discussion pas vraiment cordiale ni enrichissante !
Voici un bref résumé de ce qui nous a été asséné :
- le groupe Atos a échappé à la « correctionnelle » il va mieux maintenant mais reste fragile (euphémisme …).
- l’avenir portera sur trois grands axes : l’IA, la cybersécurité, la souveraineté (dans quel ordre et comment, on ne sait pas…).
- on ne peut pas faire sans l’IA, en particulier agentique, qui n’a pas vraiment démarré. Il faut identifier les processus et les tâches qui seront remplacés par un agent et reprendre de zéro les process Atos qui sont actuellement trop compliqués (notes de frais, déplacements, etc.).
- il y aura encore la vente d’activités de quelques pays, sans pouvoir les citer aujourd’hui.
- la France est le pays le moins rentable aujourd’hui avec le coût salarial le plus élevé au monde. On a l’obligation de faire une partie d’offshore et de redresser la barre. Mais si cela s’avère nécessaire, on prendra des décisions unilatérales radicales. Personne n’est à l’abri, pas même le directeur France ! Et il y a trop de monde non facturé.
Quand nous avons posé la question de pourquoi avoir créé des holdings hollandaises, le PDG a répondu qu’il ne savait pas…
Puis quand nous avons demandé comment P.Salle avait acquis 11 millions d’actions Atos, il a répondu qu’il les avait achetées sur ses seuls fonds propres. Et qu’il en était fier car c’était le résultat de son travail. En revanche nulle mention n’a été faite du travail quotidien des salariés Atos, de ce qu’ils apportent à l’entreprise…et accessoirement à la rémunération de son PDG !
Aucune réponse claire n’a été donnée aux questions sur les thèmes sociaux, surprenant pour un séminaire du dialogue social !
Pour finir nous avons subi un discours creux et moralisant, paternaliste, agressif et méprisant….
Il semble surtout que le PDG avait deux messages à faire passer :
- Intimer l’ordre aux organisations syndicales d’arrêter de raconter des « conneries » (ce sont ses termes), des mensonges sur Atos et son PDG, en interne (tracts) comme en externe (journalistes, politiques). Chacun voit midi à sa porte…
- Demander de prôner haut et fort qu’Atos est sauvé (le retour de la méthode Coué).
Nous n’avons pas été convaincus, ni sur la forme, ni sur le fond ! Atos sauvé ? A voir avec le plan de sauvegarde toujours en cours, la dette repoussée mais toujours présente, des résultats en berne et la perte de plus de la moitié de l’effectif mondial ! !
La CGT continuera de partager ses réflexions et conclusions avec les salariés et ne se laissera pas censurer par la direction !






