1 – Transition Emploi-Retraite

L’accord issu de la négociation Transition Emploi Retraite a été signé par la CGT et deux autres syndicats, il est donc applicable.

Il permet aux salariés qui auront atteint le taux plein (avoir l’âge et les trimestres requis avec si besoin des rachats de trimestres avant le 1er octobre 2027) de quitter Atos avec certains avantages, sur la base du volontariat exclusivement.

Ces salariés devront s’engager à partir à la retraite à la date donnée par la CARSAT dès l’obtention de leur taux plein, et au plus tard le 1er octobre 2027. Le management opérationnel ne pourra pas s’y opposer ni imposer un éventuel délai. Les personnes ayant déjà lancé une procédure de départ et ayant constitué leur dossier à la date de mise en œuvre de l’accord ne pourront pas en bénéficier.

Trois dispositifs, cumulables, au choix du salarié, sont prévus :

  • la prime de départ à la retraite sera augmentée de 80%.
  • si nécessaire, la possibilité de rachat de 4 trimestres (option 1) payés à 100% par la direction.
  • la possibilité de prendre jusqu’à 6 mois de Congés de Fin de Carrière payé à 80%, mais après avoir soldé ses jours de congés et CET.

Toutefois, la direction a un budget qu’elle ne souhaite pas dépasser, un maximum de 220 dossiers seront donc retenus. Si le nombre de demandes est plus important, ceux ayant la plus grande ancienneté au sein d’Atos seront prioritaires.

Lors de la négociation nous avons pu repousser cette limite à 220 salariés sans toutefois pouvoir la supprimer. Elle entraine de fait une inégalité de traitements entre les salariés., Ne soyons pas dupes, cette négociation est venue pallier le nombre insuffisant, au sens de la direction, de salariés ayant quitté la société à la suite de l’échec du PSE.  Cependant, pour les salariés concernés et volontaires, cet accord est positif. A chacun de se situer et de choisir en fonction de sa situation personnelle.

Pour rappel, la CGT revendique et milite pour un retour à une retraite à 60 ans à taux plein.

 

2 – Télétravail

Cette négociation est toujours en cours, mais probablement proche de son dénouement. Les discussions sont très compliquées et rien ne satisfait la CGT.

La seule légère avancée proposée par la direction est le taux de remboursement du matériel acheté à titre personnel pour équiper son domicile, qui atteint 60%.

Mais des régressions importantes sont à craindre :

  • diminution du nombre de jours de télétravail à 1 ou 2 maximum en fonction de votre profession.
  • obligation d’être présent sur le site 3 jours en cas de semaine incomplète.
  • la possibilité accrue donnée aux managers de subordonner le télétravail aux besoins opérationnels.
  • le renforcement des contrôles donc des sanctions.

Il est peu probable que les conditions proposées changent, sans avancée notoire la CGT ne signera pas un accord n’actant que des pertes de droits.

La diminution du télétravail reste une demande très forte du MEDEF. La CGT souhaite un équilibre entre vie personnelle et professionnelle, et milite pour une possibilité de télétravail à 50%, au choix du salarié.