Presque 8 mois ont été nécessaires pour dérouler le cadre légal du projet de plan de licenciements – dit plan de sauvegarde de l‘emploi (PSE) – voulu par la direction d’Atos.
Presque 8 mois passés en réunions de négociations, en présentations et consultations des représentants du personnel au CSE, en expertises d’accompagnement pour démêler les fils d’un projet mal ficelé qui se défaisait au fur et à mesure des échanges…
Un périmètre révisé au jour le jour, des motivations économiques incompréhensibles, des choix d’organisation à rebours des orientations stratégiques annoncées, un nombre de postes supprimés sans cesse réduit (et c’est tant mieux) : bref on n’était pas loin de penser qu’on avait affaire au projet le plus bête, le plus inutile et le plus cher par tête de pipe de l’histoire des PSE…
La direction d’Atos a tout de même fini par obtenir au forceps l’homologation de son plan par les services de l’Etat, condition obligatoire à sa mise en œuvre. Mise en œuvre qui n’aura quasiment pas lieu puisque la direction a décidé qu’elle n’appliquerait que le volet de départs volontaires prévu dans le PSE et qu’aucun licenciement ne serait effectué. Tant mieux !
C’est une petite victoire de vos représentants qui étaient sur le point d’attaquer le projet en justice pour le faire condamner et ouvrir droit à indemnisation pour les salariés lésés. Cela ne sera donc pas nécessaire.
Que d’énergie dépensée et que de temps gaspillé !
Tout ça pour ça ?






