Cet article présente quelques focus et réflexions sur le Document d’Enregistrement Universel 2025 d’Atos (510 pages bien fournies d’informations et de chiffres délivrés par la direction).
L’effectif du groupe est de 63 193 salariés en fin d’année 2025. Il était de 122 110 salariés en 2018. Et il faut remonter en 2010 pour trouver un effectif inférieur.
Waouh !
Nous apprenons que le PDG a eu une rémunération attribuée en 2025 de 18 513 098 euros. Soit 301,8 fois supérieure à la rémunération moyenne des salariés ! Cette rémunération se décompose en un salaire fixe (1 100 000 euros), des avantages de toute nature (10 185 euros), une rémunération variable annuelle (1 100 000 euros, à noter qu’elle devrait être de 1 275 010 euros mais que le PDG a refusé qu’elle dépasse son salaire annuel) et des actions de performance attribuées (16 302 913 euros, qu’il percevra par tiers à la fin des années 2026, 2027 et 2028).
Merci patron !
La dette reste élevée avec plus de 3 milliards à rembourser en 2029. La trésorerie disponible est toujours en baisse (-556 millions d’euros en 2024, -474 millions d’euros en 2025) et a diminué de moitié en deux ans. Que se passera-t-il dans deux ans de plus ?
Le chiffre d’affaires moyen que rapporte chaque salarié en fonction des géographies monde a été calculé :
- Amérique du Nord : 382 000 euros
- Bénélux et pays nordiques : 370 000 euros
- Royaume Uni et Irlande : 316 000 euros
- Allemagne et Europe centrale : 277 000 euros
- France : 181 000 euros
Faut-il s’inquiéter de possibles décisions que pourraient prendre notre direction pour la France ? Dont le modèle social français, unique et mettant à contribution les directions d’entreprises et les salariés, déplait tant au néolibéralisme mondial avide de gains faciles en exploitant au maximum les salariés.
Le Times a reconnu le groupe Atos comme l’un des meilleurs employeurs en 2025 en matière d’égalité des sexes. C’est en totale contradiction avec le rapport de l’expert Syndex qui a étudié ce sujet de l’égalité professionnelle en France !
Le représentant des salariés au conseil d’administration a perçu pour sa présence, en plus de son salaire, la somme de 113 445,65 euros en 2025. Cela est bien sûr légal, mais le souci reste son approbation systématique aux décisions de la direction au lieu de porter la vision critique des salariés. On peut assimiler cette attitude à de la compromission, voire de la complicité.
La CGT regrette notre nouveau logo Atos entièrement paré de noir. Annoncerait-il déjà le deuil du groupe Atos ?
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