Le discours tenu par notre Directeur Général France ne varie pas. Mois après mois, ça reste la même petite musique : Atos est encore en chantier, il faut remettre l’entreprise en marche et puis la croissance reviendra.
Un chantier lui tient tout particulièrement à cœur : l’organisation des forces commerciales. Le propos n’est pas nouveau. Mais alors, pourquoi avoir réorganisé les ventes l’année dernière, si c’est pour présenter encore une nouvelle organisation cette année ? Hé bien parce que, on cite : « Les choses étaient trop segmentées, c’est ce qui n’a pas marché, c’était trop compliqué ».
Bref, le constat est sans appel : « On n’a pas réussi à simplifier rainbow, ni les process commerciaux en général, c’est kafkaïen, c’est un échec ».
Alors, cette année, on change encore et cette fois, promis, c’est la bonne et aussi la dernière, même si on ne sait pas encore très bien ce qu’il en sera au final : « Il n’a pas encore été pris de décision définitive, c’est en cours de réflexion. Le travail n’est pas fini, il y aura encore des choses à faire en 2026. Il faut prendre le temps de la réflexion mais on fera en sorte que cela perturbe le moins possible. Le temps de la réorganisation ne doit pas être un temps d’arrêt. »
Il est permis de se demander comment la direction peut sérieusement afficher un objectif de croissance de plus de 68% sur les prises de commandes malgré une organisation commerciale qui est à nouveau remise en chantier, qui ne sera finalement déployée qu’au second semestre et un niveau de commandes toujours en berne. Pas sûr qu’il suffise de répéter que ça ira, façon méthode Coué. La CFE-CGC se charge de répondre à la question à la place de la direction : « Les commerciaux ne sont pas assez « morts de faim » … ». A bon entendeur !
Le directeur Général enfonce le clou : « On ne gagne pas des positions chez les clients en répondant à un appel d’offres, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ça marche quand on a construit une intimité avec le client en arpentant ses couloirs pendant des mois ».
Conclusion de la direction « Atos est très bien positionné en matière d’offre, maintenant il faut changer de posture, c’est la seule chose qui explique qu’on soit en retard sur nos concurrents. »
« La reprise arrive mais plus lentement qu’attendu. On touche le creux de la vague. L’objectif est de retrouver de la croissance, si possible en fin 2026 ou en début de 2027. »
A ceci près que le creux de la vague avance avec la vague et qu’on nous sert le même discours qu’hier, qu’avant-hier, qu’avant-avant-hier, etc.
Ca ira mieux demain…






