Le niveau zéro de la formation chez Atos

En CSE Eviden, la direction présente deux documents : la Note d’orientation stratégique & le Plan de développement des compétences. Respectivement exposés en 9 et 11 planches powerpoint ! Le nombre de pages démontre le peu d’importance du sujet pour Atos qui depuis 4 ans, utilise la formation comme variable financière d’ajustement de sa comptabilité.

La stratégie commence par un slogan : « Notre ambition : Être le leader mondial de la transformation numérique ». Comment peut-on
encore écrire une telle ineptie d’autant en précisant qu’en 2026 la cible est de former que 753 stagiaires (1 salarié pouvant faire plusieurs cursus).
Avec ce chiffre, Leader mondial vraiment ?

Aussi il y a la martingale qui commence à être éculée : « Priorité à l’IA !». Mais manque de cohérence, c’est dans le cloud que le plus grand nombre de formations est prévu ! Pour enfoncer le cloud, il est précisé : « IA dans tous les programmes transverse ». Comment ? Silence. C’est l’avantage d’une présentation courte, pas de détails inutiles !
Le développement des compétences indique des chiffres critiques : 1,3 jour de formation en moyenne par an par salarié ! La direction met même le mot « jour » au pluriel, des fois que cela fasse plus d’effet avec la faute d’orthographe ! Pour mémoire, en 2021, Atos était entre 3,4 et 3,8 jours de formation par an. Et la préconisation du Syntec dans nos métiers est de 5 jours/an/salarié. On apprend que 26 % des formations sont en ligne et les autres en « Scheduled Classroom », on attend toujours la définition par la direction de cette appellation absconse !

Il aurait mieux fallu étoffer l’équipe formation au lieu de la restreindre drastiquement au fil des ans, en plus des postes qui sont également en suppression avec le plan de licenciement en cours…

Politique d’insertion handicap en recul chez Atos

Dans la série la direction-modifie-tout-au rabais, votre CSE est consulté sur une Décision Unilatérale de l’Employeur (DUE) relative aux salariés en situation de handicap.  À la suite de l’échec des négociations en 2025, vos représentants du personnel constatent que le texte proposé par la direction présente plusieurs insuffisances :

  • Il marque un recul par rapport aux dispositions précédemment négociées, notamment la suppression de la commission de suivi, privant ainsi les salariés en situation de handicap de recours et de protections essentielles.
  • La DUE est mise en œuvre unilatéralement, sans cadre clair, générant une incertitude sur leurs droits et les démarches à entreprendre pour bénéficier des mesures de compensation.
  • Le projet ne respecte pas les principes attendus d’une politique de responsabilité sociale et d’inclusion, et ne garantit pas une protection suffisante des salariés les plus vulnérables.
  • Le suivi et l’information sur l’emploi des personnes en situation de handicap restent insuffisants, alors que ce sujet nécessite une attention accrue au sein des instances de dialogue social.

En conséquence, le CSE émet à l’unanimité un avis défavorable sur cette Décision Unilatérale de l’Employeur.

Décidément, rien n’est bon pour les salariés avec cette nouvelle direction.

Atos dans la tourmente immobilière avec la cession de Bull SAS

C’est un véritable chamboule-tout pour les implantations Atos en France. Le projet Cartier de vente de la société Bull SAS à l’Etat comprenant 1300 salariés en France – soit 15% des effectifs -, crée par effet de bord, un éclatement des sites.

La direction a en charge d’assurer la partition physique des activités, l’indépendance et sécurité
réseau/logicielle, et le respect des environnements de travail. Plusieurs scénarios sont possibles : sites dédiés, sites partagés, sites de coworking, télétravail à 100 % pour quelques-uns.

L’ampleur est énorme :  les établissements concernés sont Toulouse, Valbonne (2 sites), Angers, Nantes, Trélazé, Aix, Montpellier, Rennes, Schiltigheim, Villeurbanne, Echirolles… Il a été décidé que le siège de Bull SAS sera aux Clayes-sous-Bois.

On en rajoute : Le tout dans un calendrier précipité fixé au 1er avril pour la cession effective Bull !

L’entité Logistics & Housing en charge présente ses organisations, plans, ses métriques, ses calendriers… Ce qui laisse toutes les questions en suspens sur les conditions de travail pour les salariés.

Allez, des exemples : à Echirolles, un campus Atos fut inauguré en 2022. Mais il y a eu partition
avec Eviden. Puis partition avec Worldgrid. Puis maintenant partition avec Bull SAS. Le site unifié ressemble de plus en plus à un gruyère et se posent les questions inhérentes de sécurité incendie, de dimensionnement des salles communes, postes de travail, etc. Bref votre vie quotidienne qu’il faudrait bien prendre en compte !

Pour les sites de coworking, sont vantés les espaces, les boissons gratuites, les salles de jeu/repos… Et un accès 7 jours sur 7, 24 h sur 24 !!! Ça fait tiquer la loi  et les représentants dupersonnel ! On attend donc des réponses concrètes de préservation de la santé.

Pour cela, le CSE a voté une expertise indépendante qui rendra son rapport fin mars.
A suivre donc avec un engagement total de la CGT sur le sujet…