Atos France : Le nouveau consulting devient une publicité commerciale
Atos joue au caméléon avec son consulting France. Il y a 6 mois, l’entité s’appelait DTC (Digital Transformation Consulting), il y a 3 mois sa dénomination était « Elevate », et aujourd’hui l’affichage est « Amplify ». Quand on ne sait pas comment on s ‘appelle, comment voulez-vous répondre aux besoins du marché ?
La présentation de la direction en Comité Social et Economique (CSE) est hors sol. Florilèges :
- « Les clients n’achètent plus du conseil ; ils achètent des résultats mesurables. »
- « Une IA responsable, sécurisée et intégrée dans nos modèles de delivery. »
- « Un écosystème fondé sur la confiance, le pragmatisme et la création de valeur. »
- « Atos Amplify est plus qu’une marque. C’est un signal. »
La nouvelle direction souhaite faire du consulting un facilitateur pour acquérir de nouveaux clients, les grands discours fusent, les chiffres sont grandiloquents, et les noms se veulent accrocheurs !
Sauf que l’histoire d’Atos et du consulting n’est pas nouvelle. Avec un peu de mémoire, on se rappelle les 300 consultants du début des années 2020, actuellement il y a 119 salariés dans Atos Amplify, et dans 4 ans (!), il est annoncé 240 employés ! Avec Atos, les ambitions ne résistent pas aux faits ; un historique de carnage, pas de taille critique, pas de différenciant, faible stratégie…
Le discours tenu a été insupportable en aphorismes et apories, jugez-en :
- « Maintenant le consulting va s’assurer qu’il y a un impact chez nos clients », on se demande ce qu’on y faisait avant…
- « Nous nous appuierons sur la people experience», Ha ! c’est donc ça la compétence !
- « On doit tous avancer ensemble et réussir collectivement », si seulement la direction avait un seul discours et pouvait aussi le tenir pendant les négociations salariales…
Une présentation qui se voulait persuasive devient une risée de communication. Le consulting aurait mieux fait de demander conseil au marketing, dommage que ces postes soient en suppression avec le plan de licenciement en cours…
Communiqué de non-communication du DG Atos France
Le Directeur général s’est engagé fin 2025 à venir échanger chaque mois en CSE avec vos représentants. Le DG souhaitait améliorer le dialogue social après la multitude d’expertises votées, ce qui dérange la direction sur le coût, l’indépendance d’analyse et les révélations
possibles. Expertises provoquées par cette même direction qui déplore les conséquences alors qu’elle en a provoqué les causes avec ses multiples projets, souvent à l’emporte-pièces !
Donc février 2026 ; le DG ne pourra venir en CSE, ses contraintes l’en empêchent…
Pour cette gouvernance cost-killeuse, 1 heure de présence par mois en CSE, c’est trop !





