Politique sociale 2024 de l’entreprise, conditions de travail et emploi
Le rapport de l’expert indépendant sur le volet social 2024 auprès du Comité Social et Economique Eviden France confirme ce que beaucoup de salariés, et de représentants du personnel, constataient sur le terrain depuis des années : des pratiques de distinction dans l’évolution des rémunérations, notamment envers les salariés plus âgés et envers les femmes.
Sur le traitement des rémunérations lié à l’âge, les chiffres sont révélateurs :
- L’ancienneté ne joue plus aucun rôle dans l’augmentation de la rémunération chez Eviden.
- Les salariés ayant entre 20 et 24 ans d’ancienneté sont moins bien rémunérés en moyenne que ceux ayant entre 15 et 19 ans.
- Le bilan social comparé 2024 le confirme : au-delà d’un certain seuil d’ancienneté, les augmentations cessent. C’est statistiquement
mesuré. Cela veut dire que, dans les faits, les salariés plus âgés ne sont plus augmentés. - Cette stagnation salariale est inique, elle constitue une différence de traitement fondée sur l’âge.
Sur l’inégalité Femmes / Hommes :
- Lorsque les salariées bénéficient d’un rattrapage salarial dans le cadre de l’accord Egalité pro Femme / Homme, elles sont ensuite exclues des augmentations générales. Cela revient à contourner l’esprit même de l’accord, et à faire porter aux femmes une charge salariale durablement inférieure. Ce sont là des pratiques de différence de traitement, confirmées par les chiffres.
La CGT exige :
- Que ces pratiques cessent immédiatement et que les salariés anciens soient réintégrés dans des parcours de progression salariale.
- Que les femmes ne soient plus écartées des campagnes d’augmentations sous prétexte de rattrapage.
- Et que la direction Atos respecte ses obligations légales en matière d’égalité de traitement de ses salariés.
Bilan formation 2024 et plan 2025
Il y a des constats sans appel mais qui nous stupéfient toujours :
- Le bilan de formation 2024 montre un consommé en jours de 219 % versus le prévisionnel. Tant mieux pour les salariés !
- Mais les coûts de formation montrent un budget consommé à seulement 25% versus le prévisionnel ! Tant pis pour les moyens !
- Par quel miracle ? ce résultat est principalement dû aux formations dispensées en e-learning (62%) vis-à-vis des classes présentielles (27%), sans mesurer l’efficacité des conditions…
- Ceci étant comme de coutume, les objectifs formation 2024 n’ont pas été atteints, le budget dédié étant une variable d’ajustement de la trésorerie générale.
- Les raisons principales sont les consignes de bloquer les formations (comme toute dépense chez atos ces dernières années) et aussi des focus établis sur des thématiques privilégiées comme le cloud au détriment d’autres comme la Cybersécurité, Data et IA.
- Pour 2025, la priorité est la formation sur l’Intelligence Artificielle. On verra donc le bilan en 2026 pour constater si la directive du PDG de former tous les salariés à l’IA a été respectée !
Chez Atos, il n’existe plus d’accord GEPP (gestion des emplois et des parcours professionnels).
La CGT avait refusé de signer un accord qui exposait les salariés à des inversions de normes juridiques, c’est-à-dire signer un texte Atos qui accordait, sur certains points, moins de droits que les conventions collectives et les dispositifs de la loi !
Cependant Atos a l’obligation par le code du travail de maintenir les compétences de ses salariés et même d’identifier les métiers stratégiques et sensibles (ceux qui risquent de disparaitre) afin de maintenir l’employabilité. Parce qu’en même temps, dans la forte politique de diminution
des effectifs, il est reproché à des salariés des insuffisances professionnelles pouvant aller aux licenciements, après… plus de 5 ans d’ancienneté dans l’entreprise !
la responsabilité d’Atos est clairement engagée et la réponse est la formation qui on l’observe, n’est pas pourvu en moyens suffisants voire en orientations stables !






