En préambule, la CGT salue le travail effectué par l’équipe formation Atos : la présentation du bilan 2023, à une planche près, fait clairement la distinction entre les effectifs Atos et Eviden. Comme quoi, quand la direction veut, elle peut. Dommage que le même effort n’ait pas été fait le mois dernier lors de la présentation du bilan social 2023 par la Direction des Affaires Sociales…

La CGT relève que le calcul de l’effort de formation intègre le salaire des salariés pendant la période de formation. Même si, comme le souligne la direction, ce mode de calcul répond à la définition normale de l’indicateur, c’est tout de même une manière tendancieuse de présenter les choses ! Le salaire n’est pas un coût ni un effort supplémentaire car il est dû quoi qu’il arrive. Et puis la formation n’est pas un effort : c’est un investissement !

La formation « interne » revient au goût du jour. Après avoir liquidé ses moyens de formation interne, le groupe en redécouvre l’utilité et annonce la formation de 27 formateurs internes lesquels auraient déjà accueilli plus de 500 stagiaires. Mais on ne recréée en aucun cas un organisme interne de formation : ce sont dorénavant des salariés qui, en plus de leurs projets ou missions, « font » occasionnellement de la formation dans le cadre de leur activité professionnelle.

Les programmes « talents » ont réuni 9 participants en 2023. Ce n’est pas beaucoup… La direction dit que très peu de places sont disponibles par pays et que c’est essentiellement Eviden qui en a bénéficié en 2023.

Les cursus longs ne font guère mieux : 20 salariés seulement, ce qui est très peu en regard des besoins de reconversions professionnelles (on rappelle que la direction elle-même avait identifié plus de 800 salariés positionnés sur des métiers en voie de disparition…)

Aucune comparaison du nombre de jours de formation par salarié (1,7 jours seulement)  versus les « standards » du métier des ESN n’est communiquée par la direction. De telles études existent pourtant (étude Numéum par exemple), et les élus en demandent la communication par la direction.

Les salariés non formés depuis 3 ans ou plus sont encore et toujours très – trop – nombreux. Ils représentent 16% de l’effectif, essentiellement sur les plus de 40 ans. (dont 17% entre 40 et 50 ans, 19% entre 50 et 60 ans, et 26% au-delà de 60 ans). Trop vieux dès 40 ans pour Atos ?

L’aide de l’état aux contrats de professionnalisation a été arrêtée. Cela sera sans effet sur les contrats en cours au sein d’Atos. En revanche, pour l’avenir, Atos privilégiera quand c’est possible les contrats d’apprentissage.

Les élus relèvent que, comme chaque année, le budget estimatif n’est pas atteint. La direction dit que cet estimatif représentait les besoins remontés par les équipes, en aucun cas le budget – bien moindre – validé par la direction financière. Ah bon ? Pourtant, année après année, la direction parlait bien d’objectif non atteint en citant cet estimatif…