Aux questions précises de la rapporteure de la commission d ‘enquête, le PDG Atos Philippe Salle, sous serment, a adopté la position de ne pas répondre. Avec des expressions préparées juridiquement : « Je n’étais pas présent à la restructuration de la dette », « Je ne sais pas », « Il y a une documentation financière à respecter ».

Mme Trouvé devant les salariés Atos réunis par la CGT : « C’est le PDG d’Atos qui m’a le plus consterné lors de l’audition de tous les dirigeants des entreprises.

Je me suis dit, mais comment une personne qui dit ne rien connaître, n’être informé de rien, ne rien comprendre à l’entreprise,  peut-il être PDG d’Atos d’une entreprise numérique de 55000 salariés ? Dans quel monde est-on pour avoir mis un tel directeur à la présidence du Conseil d’administration d’une des premières entreprises numériques de France ? P. Salle est sûrement compétent pour ses créanciers mais il semble ne rien comprendre à la haute valeur technologique d’Atos et aux savoir-faire des ingénieurs qui la compose, et aux enjeux sur les services numériques auprès de l’Etat.

J’ai eu l’impression d’un financier qui n’était là que pour une défense de façade des intérêts des actionnaires. Alors que ce directeur était sous serment et dire la vérité, il a été absolument consternant de nullité.

Lorsque les députés examineront le budget, on proposera des amendements sur la nationalisation d’Atos. Avec pour un des arguments la prestation consternante du PDG et le danger de disparation d’ Atos. »