La direction présente une évolution majeure du dispositif de rémunération variable (BSC) pour les populations commerciales (« Client Executive Partners » et « Account Managers »). Une adaptation à la française, après des mois d’inertie au niveau Groupe, pour tenter de « corriger » une situation pour le moins… étonnante.

Réintégration de l’Order Entry : correction d’un non-sens ?  C’est le nouveau Directeur du secteur FS&I, qui a présenté ces ajustements :

  • Le Groupe Atos se « réunifie », mais la Direction France constate un déficit d’incentive sur les ventes (Order Entry), notamment pour les CEP et Account Exec… des populations sans commissions !
  • En réponse, le CODIR France décide de réintégrer l’Order Entry dans ces BSC, uniquement pour la GBU France. Concrètement : une partie (30%) de la part Groupe est désormais réallouée à un KPI Order Entry.
  • La nouvelle gouvernance commerciale se fait sous l’étiquette « OneAtos ».

Qui est concerné ? Quels objectifs ?  Cette évolution impacte 80 à 85 personnes, principalement les CEP et Account Managers. À noter que les objectifs « SMART » sont désormais définis compte par compte. La direction insiste : « on a intérêt à ce que ce soit win/win ».

Mais à la question simple des élus :  « Où sont formalisés les objectifs ? »  La réponse n’est pas limpide : Il existerait une « target letter », non encore présentée en instance. Des compléments seraient visibles dans MyCareer, avec un renvoi vers ladite lettre.

Une annonce… tardive  Selon la direction, cette « amélioration » sera annoncée lors d’un kick-off en mars, avec effet rétroactif.  Pourquoi maintenant ? Il aurait fallu « lutter contre les inerties du Groupe »… Traduction : ce changement intervient bien après le démarrage de l’année, et sans que les salariés concernés ne soient réellement associés à la définition des règles du jeu.

Et l’information des représentants du personnel ?  C’est là que le bât blesse : Les CEP, Account Managers, et Patrons de BL ont été informés. Mais l’instance CSE, elle ? Rien.

« Les seuls qui ne sont pas au courant, c’est cette instance. »  Une situation inadmissible pour les élus, qui demandent une présentation complète de la gouvernance OneAtos.

Position de la CGT :  Nous avons salué une présentation logique et pédagogique, mais rappelé fermement notre position :

  • Opposition à la rémunération variable, car le salaire ne doit pas être une variable d’ajustement.
  • Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on le dit : voilà un an que des changements se préparaient, et qu’on découvrait une structure commerciale non incentivée sur les ventes… Un comble, et disons-le : un aveu d’amateurisme au plus haut niveau. Ce terme a, certes, fait tiquer la direction. Mais c’est bien la réalité : comment peut-on attendre des résultats commerciaux si les variables ne les prennent pas en compte ?

Ce que nous demandons :  Une présentation complète de la réorganisation OneAtos, une transparence sur les objectifs (y compris sur les fameuses target letters), le respect des instances représentatives.

La CGT continue de défendre une rémunération juste, transparente et non conditionnée à des objectifs flous. Nous resterons vigilants quant à la mise en œuvre de cette nouvelle « stratégie », et à ses effets réels sur les conditions de travail.