La CGT interpelle la direction sur le nouvel outil d’évaluation de la performance :

  • L’idée d’un outil innovant est dans l’air du temps. Le club des DRH a lancé une étude sur le renouveau de l’évaluation des salariés. Car le processus d’Entretien individuel semestriel a montré ses limites. C’est-à-dire que cela ne répond pas, ou plus, à la progression et au dynamisme des salariés. C’est donc un échec de ce système.
  • Le nouveau paradigme se traduit par un outil accaparant, connecté à des algorithmes, ouvert à tous mais surtout créateur de dérives évidentes.
    Or la direction n’a même pas testé un pilote et plaque l’outil sans adaptations La DRH joue aux apprentis-sorciers dont les cobayes sont les salariés…
  • Il y a danger aussi sur la persistance des informations dans le système, la direction pourrait relever les données historiques pour justifier une sanction sur un salarié. Le code du travail limite pourtant les reproches dans ses articles L1332-4 et L1332-5 du Code du travail (retenez les !) :
    • Aucun fait fautif ne peut donner lieu à lui seul à l’engagement de poursuites disciplinaires au-delà d’un délai de deux mois à compter du jour où l’employeur en a eu connaissance.
    • Aucune sanction antérieure de plus de trois ans à l’engagement des poursuites disciplinaires ne peut être invoquée à l’appui d’une nouvelle sanction.

Réaction étonnée de la direction : « Mais pourquoi vous pensez toujours à mal ? »…
C’est désespérant, la DRH fait de l’expérimentation et est faussement naïve… Ou pas !