Florilège des messages de détresse de salariés reçus par vos représentants de la CGT.
« J’ai été en arrêt de longue durée plusieurs mois. Je me retrouve à mi-temps thérapeutique et en intermission forcée. J’ai demandé si un report de mes jours était possible puisque je n’ai pas pu les poser pendant cette période et on me fait comprendre que ça va être compliqué. Je suis laissé complétement dans mon coin, je vais sur site une fois par semaine mais je fais juste « acte de présence »… L’excuse que l’on me donne est « qu’il est difficile de trouver un contrat pour quelqu’un à mi-temps », à quoi donc me sert cette reprise à mi-temps finalement ?
A-t-on le droit de me forcer à poser des jours de congés dans cette situation ? »
« J’ai été en arrêt maladie de longue durée et j’ai repris mon activité à mi-temps thérapeutique. J’aimerais vraiment faire un « vrai mi-temps thérapeutique » pour reprendre le travail de façon progressive mais la direction m’impose d’écouler mes jours de congés avant la fin de l’année plutôt que d’accepter exceptionnellement de me permettre de les reporter. Je travaille 0,5 jours par semaine en télétravail et je me sens complétement isolé ».
Face à cette situation la direction campe sur ses positions :
- Le report des congés n’est possible que s’ils ont été initialement empêchés pour raison opérationnelle.
- Le congés maladie ou le temps partiel thérapeutique n’est pas éligible au dispositif de report des congés.
- Pour les intermissions il faut privilégier la pose dans l’année.
Pour toutes les personnes qui ont été en arrêt de maladie de longue durée, il est nécessaire d’avoir un accompagnement à la reprise de l’activité opérationnelle. Ils ne sont pas responsables d’être en intermission à leur retour car c’est bien à l’employeur qu’incombe l’obligation légale de fournir un travail à un salarié. La médecine du travail considère qu’une reprise à temps partiel est nécessaire, pas une mise sur la touche !
En d’autres termes, la direction feint d’ignorer que l’isolement forcé des salariés alors qu’ils opèrent un retour au travail, n’est pas une solution bénéfique pour leur santé.
Même si l’employeur peut imposer des périodes de congés, il n’en reste pas moins que cette possibilité est strictement encadrée par le code du travail.
Cette injonction à prendre des jours de congés durant une période d’intermission n’est pas légale et la CGT l’a déjà dénoncée régulièrement en CSE.
Enfin l’article L3141-19-1 du Code du travail permet au salarié dans l’impossibilité de prendre ses congés payés acquis en raison d’une maladie ou d’un accident de bénéficier d’une période de report de 15 mois.
Ainsi ce qui devrait être une reprise de travail progressif, se transforme en cauchemar administratif, au détriment de la santé des salariés. Quel gâchis !
Voici donc une nouvelle fois un exemple des répercussions délétères de l’arrivée de fonds d’investissements « vautours » qui ont prédatés notre entreprise par le levier du crédit et se remboursent en s’accaparant toute la trésorerie générée par notre travail, au détriment de nos salaires, de nos conditions de travail, de notre santé et en faisant fi du code du travail.






