En Comité Social et Economique (CSE) Eviden, la direction présente 2 DUE (Décision Unilatérale de l’Employeur) concernant l’une la Santé et l’autre la Prévoyance, remplaçant ainsi les accords en vigueur depuis 2015 avec ses avenants successifs chez Atos France.
La négociation avec les organisations syndicales a échoué, Atos stigmatisant de manière dogmatique le régime des « conjoints non à charge » comme la source de tous les déséquilibres passé, présent et à venir de notre régime de mutuelle !
La direction agit par coups de butoir pour baisser les droits des salariés en dénonçant plusieurs accords d’entreprise.
Pour les négociations en 2026 sur la Santé et la Prévoyance, le calendrier imposé est déloyal :
la dernière réunion s’est déroulée le 7 mai 2026, une l’injonction d’une signature attendue pour le 12 mai, avec une date butoir le 19 ! Ce délai ne permet pas à la CGT de prendre sa décision en respectant son organisation démocratique. La CGT a annoncé pouvoir donner sa réponse le 4 juin.
La direction n’entend pas la demande légitime et passe en force.
La CGT remarque aussi que les DUE imposées sont moins-disantes que les éléments annoncés par la direction en négociation ; toujours ce côté punitif envers les organisations syndicales qui refusent la dégradation des droits des salariés. Cela se traduit pour les DUE Santé & Prévoyance avec :
- Augmentation des cotisations de 4,1% quand l’assureur ne réclame que 3.7% !
- Augmentation de la cotisation conjoint non à charge de 76% !
- Augmentation annuelle automatique des cotisations jusqu’à 3.5% si le régime est en déséquilibre, sans négociation.
En conséquence, les élus CGT dénoncent :
- Des comportements d’une direction Atos qui refuse une évolution de sa participation et rogne des économies sur les protections sociales des salariés alors que la gouvernance affiche des émoluments indécents, on rappelle que les revenus du PDG sont 301,8 fois plus élevés
que le salaire moyen chez Atos ! - Une communication cynique qui prétend améliorer le dialogue social et dans les faits, impose de force des décisions réduisant les droits des salariés et ne laisse pas le temps nécessaire aux organisations syndicales pour analyser les propositions finales de la direction.
Empêchant de fait un fonctionnement démocratique de notre syndicat. - Un mépris des salariés priés d’aller voir ailleurs si la dégradation des accords d’entreprise d’Atos ne leur convient pas.






