Les BSC (Business Score Card) ou primes variables ne sont pas la marotte de la CGT. Notre position est répétée sans cesse : le salaire ne peut être variable sur un travail fourni, et la CGT réclame la suppression de ce dispositif et l’intégration à 100% des variables dans les payes. Les pratiques de la direction nous donnent de plus en plus raison avec les résultats 2025 :

  • 499 salariés d’Eviden France sont intéressés à des parts variables de salaire. Sur un effectif au 30 avril de 2949, cela représente 17% soit 1 salarié sur 6….
  • Le pourcentage de paiement des BSC en 2025 est de 27% ! la CGT, qui a de la mémoire, fait remarquer que c’était 75% dans les années précédentes ! Décidément cette nouvelle direction est au top de la reconnaissance !
  • Il y a 46 salariés de niveau GCM4/5 qui ont une BSC. Ces personnes ne peuvent absolument pas agir sur les règles de performance alignées sur les résultats. A la question CGT : qui sont-ils et comment leur attribuer un variable à 100% ? Silence de la direction…
  • Une nouvelle ligne apparait intitulée « prime complémentaire». Ha ! mais qu’est-ce donc surtout que le budget important mentionné est égal au budget des BSC ?
    Réponse : « Ce sont des primes discrétionnaires ». La CGT hausse le ton : les BSC possèdent des règles d’attribution -contestables – mais il y a des règles. Quelles sont les clés de déclenchement pour les primes ? Réponse : « on vous répète, c’est à la main de la direction générale ». On traduit : le DG a dans la poche 2 millions d’euros qu’il peut distribuer au gré  de ses plaisirs sans rendre compte à quiconque. La direction voit bien le malaise et se sent obligée d’ajouter  : « Attention, c’est tout à fait légal d’attribuer des primes discrétionnaires » !
    L’éthique sur la méthode n’a pas été abordée !

En conclusion :

  • Les crédules adhérents à la politique d’entreprise pleurent de voir leurs variables réduits au quart en moyenne.
  • Les copains affidés des cercles de la direction générale sont ravis de l’attribution de primes miraculeuses,
  • et tous les salariés constatent que le budget ridicule des augmentations au mérite des NAO en 2026 est… inférieur aux primes discrétionnaires attribuées à une note de gueule !!!
  • Ça devrait faire réfléchir pour les prochaines élections professionnelles et de désigner de plus solides défenseurs des salariés…