Avec Atos, les organisations longuement réfléchies par nos dirigeants et leurs conseils onéreux… ont une obsolescence programmée courte. Seulement 1 an après la mise en place d’une nouvelle structure commerciale, tout change. Les dessins d’organigrammes ne sont pas encore secs qu’ils sont déjà remplacés.
La nouvelle gouvernance, c’est un remake de Bip Bip et Coyote ! Jamais rattrapé !

Où en est-on ?

  • Les commerciaux Atos Technology System (TS) sont désormais rattachés aux organisations Industries, dit autrement, il en est fini de l’indépendance des régions…
  • Les commerciaux spécialisés et avant-ventes sont rattachés aux Business lines (BL), autrement dit Atos crée un Rubik cube dont le fonctionnement sera complexe…
  • L’expert indépendant du CSE souligne que dans un contexte de marché contraint, Atos concentre ses forces commerciales sur ses grands comptes clients. Le foisonnement est impératif car les nouveaux contrats ne sont pas aux rendez-vous escomptés.

Le Comité Social et Economique (CSE) donne son avis :

  • Dans cette énième nouvelle organisation, il y a une logique économique non assumée : le projet entraine la suppression de postes d’encadrement du commerce, toujours la réduction d’effectifs !
  • Les périmètres de responsabilités des commerciaux TS Ile-de-France ne sont pas définis, le rattachement aux commerciaux exécutifs « est à affiner » selon la direction elle-même, et les modalités d’intégration des salariés du Commerce au sein des BL restent à déterminer…

La CGT expose les démonstrations suivantes :

  • Les salariés se sentent en danger avec les rafales de réorganisations, qui ont démontré depuis des années non seulement leurs inefficacités mais aussi leurs nocivités. Le bilan est simple : la scission mortifère Eviden/Atos a couté 1,4 Milliard d’euros. Les restructurations du plan Genesis 2025-2028 sont annoncées par le PDG à 1,3 Milliard. Le tout égale la dette Atos à janvier 2025 !
    Si nos dirigeants ne faisaient rien, le groupe irait bien !!!
  • La direction a lancé une information-consultation auprès des représentants du personnel.
    C’est un processus encadré juridiquement qui dure 2 mois pour aboutir à un avis consultatif.
    Mais la Cour de cassation dit aussi que la direction doit au CSE une information « loyale, sincère, complète ». Or le projet de réorganisation commerciale est incomplet et risqué. La direction rétorque que : « vous aurez l’information en temps voulu ». Mais c’est bien elle qui a déclenché
    ce délai juridique de 2 mois ! Le temps voulu, c’est maintenant ! Et la direction reste coi !
  • De plus, l’expert indépendant souligne des manques de communication de la direction, des document succincts, des empêchements d’interviews de salariés…
    En termes légaux, cela s’appelle un délit d’entrave. Nouveau silence de la direction…

Et à la question CGT « Quand ? Quand les représentants du personnel auront accès  aux informations ? », la direction reste muette…

Cette nouvelle organisation impacte l’avenir de l’entreprise et donc des emplois.
Les vides de réponse de la direction présagent le pire… 
    Mais comment peut-on être aussi inconséquent ?