La loi oblige l’employeur à présenter annuellement un bilan Santé et Sécurité.
La direction nous présente pour la première fois un Excel recensant les accidents travail, trajets, les arrêts maladie, les inaptitudes, les visites
médicales, les dangers graves et imminents (DGI) et aussi le bilan des DUERP (Document unique d’évaluation des risques professionnels) et PAPRIPACT (Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail) qui sont produits pour chaque site.

La CGT constate un travail de compilation de données mais… sans aucune analyse et donc sans retours d’expériences pouvant améliorer la prévention des risques professionnels !

Démonstration : sur les 462 actions de prévention des risques sur les 22 sites Atos, 5 ne sont pas closes… Ce qui signifie qu’à 99% la direction a réussi ses actions planifiées !
Bravo ! Mais pas tout à fait car la décision de clôture a été du seul fait… de la direction !
C’est plus commode quand on valide seul le travail qu’on fait !

La CGT qui travaille ces dossiers a fait l’étude sur un site et arrive à valider 70% des actions closes, mais 30% (1/3e) à revoir avec un manque de preuves ou d’actions !

La direction explique que les actions sont souvent closes mais sont récurrentes d’une année l’autre ! A la question provocatrice de la CGT connaissant déjà la réponse : « Mais quelles sont donc ces actions récurrentes ? » Silence…On nous explique que le fichier sera revu…

Et en effet, le document nous revient rapidement. Toutes les mentions « closes » sont remplacées par « Actions en cours ». Il suffisait de demander. Bilan:  99% des actions à faire !