La CGT vous a informé de la manœuvre de la direction de dénoncer les accords Santé /Prévoyance qui existaient depuis 2015 chez Atos France.
La (dé)raison de l’abandon de notre dispositif – que tous estiment de bonne qualité – en est l’augmentation de cotisations sociales que la direction ne veut pas compenser en pourcentage de participation.
La plupart des organisations syndicales ont refusé de signer un accord où l’employeur réduit sa contribution. La direction passe en force avec une DUE, comme son acronyme l’indique : une Décision Unilatérale de l’Employeur.
Les experts indépendants des Comités Sociaux et Economiques ont rendu leurs analyses :
- Le compte global santé 2025 est à l’équilibre. Cependant, le régime Prévoyance affiche un déficit de 5,2 millions €.
- Un scandale : Une hausse proposée par les assureurs de 3,7% du socle est techniquement cohérente avec les coûts mais l’augmentation de 76% des cotisations des conjoints est bien trop radicale – dixit les experts -, et excède le rétablissement des comptes.
- Re scandale : L’effort financier demandé repose à 80 % sur les salariés. La participation patronale fixée à 54,87% sur le régime de base, diminue pour arriver à un chiffre inférieur de 50 % du montant total des cotisations du régime de santé !
- Re Re scandale : Aucun mécanisme d’aide n’est décrit dans le DUE. Il existait auparavant des fonds sociaux avec des règles d’application. Tout cela a disparu. On parle ici de situations dramatiques santé pour des salariés.
Les experts sont formels mais la direction ne veut rien entendre sur sa participation financière :
- Un meilleur équilibrage des cotisations Santé est possible pour conserver le même niveau de prestations et un meilleur niveau de solidarité entre l’entreprise et les salariés.
Ce qui est consternant dans la méthode de la direction, c’est – de son propre dire – de vouloir revenir à une négociation avec les organisations syndicales ! On réexplique : La direction a réalisé 16 réunions en 2025/2026 pour tenter de faire passer un accord moins-disant sur la protection sociale chez Atos France. La loi précise qu’il faut que le texte soit signé par des organisations syndicales dont le total a recueilli 50 % des suffrages aux dernières élections professionnelles.
Cela a été un échec : qui signerait une telle dégradation de conditions ? Et la direction impose sa DUE. Mais, la bouche en cœur, elle annonce qu’elle souhaite rouvrir des négociations à la rentrée 2026 ! Du genre, dans le doute, si des syndicats collaborateurs veulent bien revoir leurs
positions… La CGT est consternée par tant d’inconséquences dont les salariés font les frais…
Ha ! une dernière : lors des échanges en CSE, on apprend que la direction a prévu une communication à l’ensemble des salariés fin juillet. Les élus se fâchent : les rapports des experts indépendants viennent juste de paraître et la direction, sans en lire une ligne, a déjà décidé de mettre en place son dispositif santé !
Ça rétropédale un peu : la direction annonce que le mél n’est pas tout à fait finalisé, – cela est peu crédible ! Bref, ni les salariés, ni les instances de représentation du personnel ne sont entendus, la direction fait fi de toute intelligence et avance bornée dans ses projets…
Vu l’état de la société, quand même, la gouvernance devrait se poser certaines questions et profiter des expertises puisqu’elles existent ! Mais il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre quand on va dans le mur avec les incompétents actuels…






