Dans un rapport publié en début d’année par l’Oxfam, on apprend que la fortune des milliardaires a bondi de plus de 16 % en 2025, soit trois fois plus vite que la moyenne des cinq dernières années, pour atteindre son plus haut niveau historique. Et les conséquences des guerres actuelles ne devraient qu’accentuer cette dynamique en 2026.

Ces ultra-riches à la tête de toutes les multinationales fonctionnent comme une caste qui dirige le monde pour leurs seuls profits. Ils accaparent le pouvoir politique afin de façonner les règles de nos économies et de nos sociétés, systématiquement au détriment de nos droits et libertés. Toutes leurs actions visent à diminuer les droits des travailleurs et font exploser la pauvreté (touchant désormais 11 millions de Français, soit 15,4 % de la population). Syndicalement, nous ne pouvons que les combattre.

Partout, cette caste influe sur les gouvernements et s’allie avec les dirigeants des pays les plus libéraux et populistes (de Trump à Poutine en passant par Macron). Ils accaparent les médias, les moyens de communication et de surveillance, les nouvelles technologies, voire dans certains pays contrôlent les élections. En France, les Vincent Bolloré et autres Bernard Arnault contrôlent la majorité des médias, des chaînes de télévisions, des éditeurs, des salles de spectacles… Les récentes propositions du député Charles Alloncle rapporteur de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public ne visent qu’à renforcer leurs emprises.

Depuis plusieurs mois, les représentants patronaux français montrent des signes de rapprochement envers le Rassemblement National, caractérisés par leurs récentes rencontres avec les dirigeants de ce parti, ce qui suscite de vives inquiétudes. L’avenir qu’ils envisagent ensemble pourrait nous réserver des interdictions ou des limitations des formes de protestation, des pertes de protections acquises, des réductions des contributions publiques aux organisations syndicales, des remises en cause de nos droits et des conventions collectives…

Historiquement, le Rassemblement National a entretenu un rapport conflictuel avec les syndicats. Une arrivée au pouvoir conduira à un âge noir du dialogue social, à des reculs sans précédents, à des difficultés à militer et nous organiser, à une répression accrue, voire dans le pire des scénarii possibles à la question de notre survie. Et ce choix se fera aux prochaines élections présidentielles.

Chaque militant se doit, dès aujourd’hui, d’agir et de convaincre à son niveau.