Mi-juin 2026, la situation Atos France est fébrile. Sans attendre les résultats économiques, les constats sont suffisamment préoccupants ;
des réorganisations à la chaine qui déconstruisent plutôt qu’elles performent (3 modifications du commerce en 18 mois !) ; des fuites de salariés et donc de savoir-faire avec les impacts sur les productions ; des réductions drastiques d’effectifs (-20% en France en 3 ans) ; des nouveaux outils Atos qui dysfonctionnent grossièrement…
Que du factuel que les salariés subissent.
Sur le terrain, les actions de la direction sont préoccupantes voire délirantes :
- Il y a des décisions de réaffectations de postes communiquées informellement (c’est là, la subtilité !) à certains salariés sans explication…
- Un cabinet externe a été employé pour conduire des tests de personnalité sur une liste ciblée ! Cela a généré du stress et de fortes inquiétudes !
- Les managers et les commerciaux sont désemparés avec l’incertitude sur leur devenir professionnel.
- Le Management Tour de la direction générale n’apporte aucune réponse concrète aux interrogations des salariés les plus impactés par les réorganisations. Ces mêmes salariés ne sont pas dupes, certains ont bien compris que leurs postes étaient en danger, d’autres que leurs environnements professionnels se dégraderont encore plus.
Le constat général est sans appel : cette direction est brutale et applique ses méthodes qui visiblement ne fonctionnent pas. Ce qui provoque alors plus de nouveaux changements violents… On ne change pas une recette qui perd à la gouvernance Atos…
Au regard de cet état des lieux, le Comité Social et Economique demande à la direction d’assurer ses obligations à savoir :
- Préserver l’intégrité physique et mentale de ses salariés comme le stipule la loi.
- Engager sans délai un diagnostic indépendant sur les risques psycho-sociaux (RPS) auprès des managers et des commerciaux, et l’étendre aux services menacés.
- Mettre en place un accompagnement individuel renforcé au-delà de la hotline PsyFrance.
La CGT est alarmée par cette direction qui abime les salariés avec des droits sociaux qui se dégradent (santé, télétravail, négociations annuelles…), des manques de considération et de valorisation, et des objectifs que tous jugent irréalisables dans lesquels s’entête la direction de Paris-La Défense, Là où le PDG a migré avec son entourage, loin des sites Atos !
Depuis deux ans, les réorganisations se succèdent – sans aucun bilan à chaque modification, surtout ne pas mesurer de s’être grossièrement trompé ! -, les projets s’empilent et les transformations s’enchaînent sans que les salariés, les équipes, et même le middle management n’aient le temps de s’approprier les changements. Cette accumulation nous épuise tous et détourne les énergies de l’essentiel : préserver les équipes de production et de support, assurer la qualité de la réalisation des projets clients et développer le chiffre d’affaires. Or ce sont précisément les enjeux les plus critiques pour obtenir des résultats !
Les salariés sont très inquiets. Ils sont malmenés au sens propre et figuré du terme.
Cette direction est en train de perdre ses forces vives et peut-être aussi l’entreprise…






