Le nouvel outil ADP Link de gestion RH est en place depuis le 1er juin.
En 2 mois, les erreurs se sont accumulées et les salariés – ce sont toujours eux qui trinquent ! – ont eu des impacts sur leurs congés, payes, temps partiels, et suractivités…
In fine, on ne sait pas si les données RH sont justes… Collègues, contrôlez vos salaires et acquis, vous pourriez avoir de mauvaises surprises !

La direction s’en vient en CSE (Comité Social et Economique) exposer un premier bilan :

  • Des points positifs avec le nouvel outil : centralisation, outil simple, transparence, planning paie, nous dit-on.
  • Des points négatifs – incident data center, blocage interfaces adresses, gestion télétravail, gestion Invalidité, gestion des CRA, gestion congés exceptionnels, des bugs divers…
  • Les chiffres : 6824 tickets de correction ouverts depuis 8 semaines, il ne resterait que 219 en cours.

La CGT rappelle que ce nouvel outil très attendu par la DRH a été mis en place entre autres pour économiser 400 000 euros, le coût externe du prestataire ADP étant de 1,2 million € par an, sans compter le coût interne estimé à 3 ETP (Equivalent Temps Plein). Enfin, c’est ce que l’on nous raconte. L’expert indépendant du CSE avait noté que : « Les coûts et gains du déploiement d’«Employee Central» sont opaques : le déploiement étant pris en charge par le groupe, la direction n’a pas communiqué les éléments économiques ».

Également, les effectifs France sont de quelque 8000 salariés. Certes plusieurs tickets de dysfonctionnement peuvent être portés par un même salarié mais on peut établir un ratio théorique où 85% des employés en France auraient pu être concernés par les défaillances du nouvel outil… C’est scandaleux en termes d’impréparation, de déploiement et de professionnalisme.

La CGT adresse à la direction une déclaration qui exprime sa profonde indignation face à la situation créée :

Depuis le déploiement en juin 2026, les salariés remontent des dysfonctionnements qui affectent leur quotidien : difficultés d’accès, anomalies dans les données RH, erreurs ou incohérences dans les informations affichées, démarches administratives compliquées, perte de temps, multiplication des sollicitations auprès des services RH et, dans certains cas, des difficultés touchant des éléments liés à la paie.

 Ces dysfonctionnements ne sont ni anecdotiques ni marginaux. Ils concernent un outil utilisé par l’ensemble des salariés pour gérer des données essentielles à leur vie professionnelle.

La CGT rappelle que, lors de la procédure d’information-consultation, le CSE et son expert avaient déjà formulé des alertes et des recommandations afin de sécuriser le projet. Force est de constater que ces alertes n’ont pas été prises en compte et cela a généré les difficultés aujourd’hui rencontrées par les salariés.

 Pour la CGT, un tel niveau de dysfonctionnements n’est pas acceptable.

Une entreprise de services numériques, dont le métier est précisément de concevoir, déployer et maintenir des solutions informatiques pour ses propres clients, ne peut se satisfaire d’un outil RH et paie présentant un tel niveau d’instabilité plusieurs semaines après sa mise en production.

Les salariés ne doivent pas supporter les conséquences d’un projet insuffisamment fiabilisé.

 Au-delà des difficultés individuelles, cette situation dégrade la confiance dans les outils de l’entreprise, génère une charge administrative supplémentaire, mobilise inutilement les équipes RH et expose les salariés à des erreurs qui peuvent avoir des conséquences concrètes sur leurs droits.

 La CGT demande que la Direction communique vers les salariés les erreurs commises à leur encontre, ce n’est pas aux employés de vérifier leurs données de l’entreprise.