Les mauvais signaux se multiplient pour les défenseurs de la démocratie et de la justice sociale.

 

Le pire est sans doute l’élection de Trump et le ralliement des milliardaires de la tech qui se croient autoriser à donner leur avis sur ce que devrait être la société dans laquelle on vit, sous prétexte de leur « influence » financière. Mais de quels mandats électifs disposent donc ces gens pour s’autoriser de pareilles saillies ? Aucun bien évidemment, seule notre soumission à leurs modèles économiques basés sur le vol de nos données personnelles leur donne cette opportunité.

 

Mais soyons fiers de notre beau pays, nous avons-nous aussi nos gourous auto-proclamés du libéralisme le plus crasse : Bernard Arnault, qu’on soupçonnait déjà de ne pas être un grand progressiste s’est illustré par sa bêtise et sa hargne lors des propos qu’il a tenu dans une intervention que personne ne lui avait réclamé. On se fiche de son avis (être très riche ne donne normalement aucun droit supplémentaire en démocratie) surtout quand les propos sont de cet acabit.

 

Osez parler de « trop d’impôts » quand il n’y a jamais eu autant de cadeaux fiscaux aux entreprises depuis 2017 et qu’elles distribuent des dividendes records ? Selon la Lettre Vernimmen, 80Mds en 2022, 97Mds en 2023, et 98Mds en 2024 ont été versés aux actionnaires par les quarante plus grand groupe français. Soit une hausse de 14% annuels depuis 2017 ou de 40% entre 2021 et 2024 ! Dans le même temps, le pouvoir d’achats des salariés a diminué de 4%, ce qui représente 130€ mensuels pour un travailleur rémunéré au salaire médian…

 

Parler de compétitivité, de fuites des capitaux et de délocalisation quand la France est le pays européen qui accueille le plus d’investissements étrangers ? Que souhaite donc ces gens qui nous donnent des leçons et qui croulent sous le « cash » ?

 

Comme le chante Alain Souchon : « faut voir comme on nous parle ». Va-t-on laisser encore longtemps ces escrocs voler le fruit de notre labeur ?