Bilan de consultation sur le plan de licenciement Atos France

Il y a des jours où les évènements entrent en collision. Le 21 janvier 2026, le groupe Atos  annonce des résultats 2025 que la direction estime  satisfaisants, le PDG déclare de go : « Atos est sauvé, ce n’est plus un sujet ».
Et en parallèle, le Plan de licenciement France sur 104 salariés insatisfaits arrive en dernière réunion de consultation auprès du CSE (Comité social et Economique).

Les experts indépendants mandatés par le CSE ont livré leurs conclusions qui prouvent un Plan de licenciement inique, inutile, improductif.
Les raisons en sont :

  • Les économies nettes attendues ne seraient plus que de l’ordre de 8 millions € en année pleine aux bornes de la GBU France.
  • Le temps de retour sur investissement du plan serait au moins de 3 ans
  • La croissance attendue dans le Business Plan se traduirait toutefois par des recrutements potentiels sur les fonctions ciblées avant ce délai !
  • Après consultation du business plan avec et sans plan de licenciement, l’utilité de la réorganisation n’est toujours pas démontrée.
  • 104 postes supprimés dont 52 directs (soit 0,6% des postes directs totaux) et 52 supports (soit 6 % des postes indirects totaux).
  • L’application des critères conduit à cibler très fortement les salariés concernés.
  • 2% des salariés Atos France sont concernés, c’est 11% pour Eviden France.
  • Un plan de licenciement doit concerner des fonctions, pas des personnes. La direction a modifié des libellés de postes de salariés afin qu’ils soient inclus dans le plan.
  • Les salariés concernés par le plan sont plus âgés, plus anciens dans l’entreprise, plus féminisés, plus handicapés, plus en temps partiel, moins formés depuis 3 ans, que la moyenne des salariés !

A cette ignominie, la direction ajoute un discours insupportable. Le directeur des affaires sociales répète avec conviction qu’il pourrait y avoir des « effets d’aubaine » pour des salariés. Ah oui, quelle aubaine pour 94 de nos collègues de se retrouver âgés en moyenne de 53 ans sur le marché du
travail, après avoir servi 19 ans en moyenne chez Atos ! C’est bien la destruction de vies professionnelles que présente la direction sans omettre les vies familiales impactées. Une belle saloperie qui n’existe que pour alimenter la communication boursière et les primes des directeurs….

La direction Atos ne sait pas : quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup

Toujours sur le plan de licenciement, pressé par les questions du Comité social et économique, le directeur des affaires sociales avoue : « L’estimation du coût réel du Plan sur l’emploi est un exercice difficile basé sur de nombreuses hypothèses. Personne n’est capable d’avoir une estimation du cout réel du PSE. »

Pourvu que les comptes de l’entreprise ne soient pas gérés avec la même méthode d’approximation…