Chez Atos, de l’abjection en politique sociale

De septembre à décembre 2025, il y a eu une négociation entre la direction et les organisations syndicales sur le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).
Les enjeux sont importants :

  • pour les représentants du personnel, c’est assurer que les salariés concernés auront bien leurs droits légaux et plus si accord.
  • pour la direction, un accord avec les syndicats garantirait une validation quasi-acquise du plan de licenciement par l’inspection du travail.

Résultat : les organisations syndicales unanimes ont refusé de signer un accord concernant des licenciements infondés par un texte qui n’était par à la hauteur de leurs demandes.

En dernière réunion, la direction avait avancé quelques avantages au-dessus des minima légaux qu’elle était donc prête à concéder. Les syndicats voulaient un dispositif plus avantageux. Il n’y a pas eu consensus, c’est le cadre logique de toute négociation. Là où la mesquinerie s’applique, c’est que la direction a rabaissé sa dernière proposition pour une application unilatérale sur les salariés. Les constats :

  • Un critère de fragilité liée à l’âge supprimé pour les plus de 55 ans.
  • Suppression du volontariat de départ par substitution de salariés en départ à la retraite qui laisserait leurs postes à des collègues concernés par le plan.
  • Suppression de la prime incitative de reclassement pour les salariés concernés par le plan qui accepterait un autre poste interne.
  • Frais de voyage et de logement diminués pour les salariés en changement de site.
  • Allocation de reclassement rabaissée de 85 à 75%.
  • Cout des formations d’adaptation diminué de 5000 à 4000 euros, de 7000 à 6000 euros pour les salariés en situation de handicap.
  • Diminution de la prime d’aide mobilité géographique de 2500 à 2000 euros.

Dans un esprit malsain de représailles, la direction, pour n’avoir su convaincre les syndicats, punit collectivement les salariés fragilisés par un plan de licenciement. C’est d’une bassesse sans nom.

Atos : une communication stupide de forme, vide de fond

En France, nous avons un code du travail qui protège les travailleurs. Pour le plan de licenciement,
il y a obligation de l’employeur de prévenir les risques psycho-sociaux que pourraient engendrer ses actions. On atteint des sommets de logorrhées avec les écrits de la direction. A vous d’en juger :

  • Un plan d’action des risques psycho-sociaux sera suivi par le cabinet Alixio.
    Cabinet extérieur couteux, il parait que c’était fini les conseils en tous genres  !
  • Mise en place de mesures de prévention et d’atténuation des RPS.
                                                        C’est la paraphrase des obligations légales pour l’employeur !
  • Mise en place d’un temps dédié au suivi des risques CSSCT (Comité sécurité, santé).
                                                       Quels sont les moyens associés : réunions, supports ? Aucun !
  • Renforcement du dispositif d’information et de communication.
                                                      Quels sont les moyens associés sinon des déclarations sans fondement ?
  • Mise en place d’espaces de discussions.
                                                       La direction répète la même intention de dialogue sous des synonymes différents !
  • Renforcement du dispositif d’écoute et d’accompagnement.
                                                      Voir les 2 items supra. La direction répète la même intention sous des appellations diverses !
  • Coaching managérial après les annonces relatives au sujet des actions.
                                                      C’est une litote. Depuis quand les managers ont du temps pour ajouter cette nouvelle tâche ?

La démonstration est faite que la direction s’applique à une communication sans effets car sans moyens.  Ce ne sont pas ces déclarations emphatiques qui aideront les salariés !