Février Déclaration de la CGT en CSE UES Atos et CSE UES Eviden

 

Ce qui nous est présenté en CSE comme une procédure « encadrée », « rationnelle » ou « nécessaire » est en réalité un bricolage bancal visant à cibler des salariés par une décision brutale, cynique et profondément injuste, dont les conséquences humaines sont sciemment minimisé.

La CGT souligne l’inconséquence de la direction :

  • Un ciblage de salariés à partir duquel la direction a inventé des catégories professionnelles ne répondant pas à la définition légale et rappelée par la DRIEETS.
  • L’absence de réponse aux questionnements des élus et ce malgré des injonctions de la DRIEETS.
  • L’absence de gestion des emplois et des parcours professionnels qui aurait permis un repositionnement des salariés évitant des licenciements.
  • Le contournement des critères d’ordre, en demandant aux salariés occupant un poste supprimé d’accepter un avenant à son contrat de travail, sous peine d’être licenciés.

 

La CGT dénonce avec force la violence sociale de ce plan social comme le confirme l’expertise indépendante présentée par Aliquis :

  • Ce plan social n’est pas fondé économiquement.
  • Ce plan social n’a pas de sens car les projections présentées prévoient des embauches des fonctions supports impactées dès la fin 2026.
  • Ce plan social propose des mesures insuffisantes, en regard de l’importance du groupe ATOS.
  • Ce plan social ne permet pas un traitement équitable des salariés, puisque la direction a la main mise sur toutes les étapes, sans aucune transparence (le volontariat, le reclassement interne, la possibilité ou non d’effectuer un poste de travail à distance).
  • Ce plan social ne décline pas les mesures de prévention des risques psychosociaux suivant les catégories professionnelles impactées.

 

Ce n’est pas un jeu de chaise musicale comme a pu le dire le directeur des affaires sociales. La suppression d’emploi n’est pas un jeu. Ce ne sont pas 94 postes, ce sont 94 vies professionnelles détruites. Ce sont 94 familles frappées de plein fouet, souvent parmi les plus fragiles socialement et professionnellement.

 

Derrière chaque suppression de poste, il y a :

  • des femmes, déjà surexposées à la précarité, aux inégalités salariales et aux contraintes familiales,
  • des salariés seniors, que la direction sait pertinemment quasi impossibles à reclasser sur le marché du travail,
  • des salariés en situation de handicap plus nombreux que la moyenne nationale,
  • des femmes et des hommes qui ont donné des années, parfois des décennies, à cette entreprise, et que l’on jette aujourd’hui comme de simples variables d’ajustement.

 

Dans ces conditions, la CGT déclare sans ambiguïté son indignation vis-à-vis de ce plan social.

 Ce dossier ne s’arrêtera pas à un rendu d’avis en CSE. S’il venait à être validé, nous utiliserions tous les leviers syndicaux et juridiques pour contester ce projet et défendre l’emploi, la dignité et les droits des salariés.