Notre nouveau directeur France se présente en CSE. Et tient à peu près ce langage en propos choisis :
« Je sais que les équipes ont accompli un gros travail de résilience dans des phases très turbulentes. Maintenant les grandes difficultés financières sont derrière nous. On doit reprendre une dimension opérationnelle. Mes priorités sont d’aller très vite dans les synergies entre les différentes parties de la maison. On va commencer par le regroupement de locaux, et on n’attendra pas des mois. Nous allons aligner les planètes pour un frontal unique en Comité de
direction et face aux clients. On va travailler sur tout ce que l’on peut simplifier. Et bien sûr on fonctionnera avec le Groupe car il nous apportera des supports. On n’est pas là pour faire du reporting à longueur de journée. Une seule valeur compte : la technologie et il faut qu’on retrouve cet ADN ! Atos est dans le top 15 mondial, il ne faut pas qu’on décroche et il n’y a pas de raison qu’on fasse moins bien que nos concurrents. Il n’y a pas de fatalité.
Je n’ai pas d’intentions masquées. Je démens formellement un objectif de cessions. Je n’accepte pas la pression négative sur les salariés, ni la brutalité. Ce ne sont pas des méthodes de management. On n’a pas d’objectifs quantitatifs prévus cependant on doit revenir à une rentabilité.
Je n’ai jamais été consultant et je suis contre les fortes pratiques de conseils. Il faut qu’on apprenne à décider en autonomie à tous niveaux. J’ai remarqué qu’on n’avait pas assez de R&D et on n’a pas assez de formations alignées sur les objectifs de production. Je sais que cela peut choquer quelques-uns, mais il n’y a pas assez de présence de salariés sur les sites. On n’y arrivera pas si on ne voit pas. je rappelle que notre PDG est un ingénieur de formation et il est passionné de technologie… »
La CGT réagit : « De la logique mais aussi beaucoup de truismes (vérités évidentes) dans votre discours ! Il fallait écouter les avis du CSE depuis 5 ans pour retrouver du bons sens et du métier !
Vos équipes DRH ont appliqué une méthode descendante depuis trop longtemps sans tenir compte de la réalité terrain et des spécificités des métiers technologiques. On vous l’avait bien dit.
Et surtout on vous dit maintenant que le groupe affiche déjà des réductions drastiques de personnel sur les fonctions support sans omettre les fonctions de production.
Les salariés veulent des actes de préservation de l’emploi et de la reconnaissance. Pas des mots ! »






