Lors de la cession de Worldgrid en décembre 2024, à la question CGT « Où va l’argent ? », la réponse évasive de la direction fut : « dans les comptes généraux d’Atos ».

L’interrogation est d’importance pour les activités d’investissement et de R&D, sans oublier peut-être une reconnaissance hypothétique envers les salariés…

Et donc, pour la cession d’Advanced computing, la CGT réitère la même interpellation. La direction prend note.
A force cela va être une sacrée partition !

Sauf qu’en 2025, l’accord contractuel issu du tribunal de commerce, entre Atos et ses créanciers-propriétaires s’applique. Que précise-il ? Dans la rubrique « Remboursement anticipé obligatoire : en cas de cession d’actifs, remboursement obligatoire conformément à l’ordre de distribution prévu dans le plan de sauvegarde ».

Cependant Philippe Salle a déclaré que la rentrée extraordinaire d’argent sera destinée au dynamisme du groupe. Bon, on devine quand même qui l’emportera entre une clause juridico-financière et les
déclamations du PDG…

Il y a un petit caillou qui gêne : dans le Document d’enregistrement universel 2024, il est acté que le PDG en sus de son salaire recevra une prime exceptionnelle de 3,6 Millions d’euros en 2026 s’il arrive à restructurer la dette.

Il a aussi le droit au rattrapage : le montant ne sera que de 2,4 M€ si c’est en 2027 (les projets aimeraient bien aussi avoir un droit au glissement de planning et être récompensés…).

Et la question est : Le PDG avec la vente de Advanced computing ne vient-il pas de sécuriser sa prime exceptionnelle ? – précisons-le, car il y en a aussi d’autres ordinaires !
La CGT ne va pas lâcher la question de sitôt, qu’on se le dise !