Le directeur des opérations et le directeur financier viennent plancher devant le CSE (Comité Social et Economique EVIDEN) sur les résultats France.
Le discours est double :

  • D’un côté le carnet de commandes est aux objectifs à près de 100% – ce qui est nouveau -, la marge projet est à 26 % ce qui est haut (elle était de 20% il y a 3 ans), les contrats rouges à perte sont circonscrits nous dit-on…
  • De l’autre, il est précisé que la situation se redresse mais qu’elle est en deçà des objectifs, la marge finale opérationnelle Eviden stagnant à 2,4 %…
  • Et comme toujours depuis 25 ans, le management raconte son mantra stéréotypé : « Encore des efforts! »

Le problème, c’est qu’il est affiché qu’il ne reste plus que 6877 salariés en France (quelque 4700 chez Atos et 2100 chez Eviden), il y a 5 ans, nous étions le double en effectif…

La juste phrase serait donc : « Salariés, encore des efforts, en étant moins nombreux, et avec moins de reconnaissance, vous comprenez la situation économique l’exige… ».
C’est vite oublier que les hauts salaires sont augmentés, que les intéressements sont à 100% sur les dirigeants alors que les subordonnés sont à près de 60% (relisez bien la saloperie !), et que le PDG caracole en tête du ratio d’équité le plus haut puisque ses émoluments sont 371 fois plus élevés en 2025 que le salaire médian chez Atos… C’est tout simplement cynique.

En fait, c’est ça que devrait présenter la direction en résultats : le fric que se fait la gouvernance sur le dos de l’entreprise. Et alors là, vraiment, Atos (enfin plutôt quelques personnages) se porte bien