Le 21 mars 2025, la direction a lancé une nouvelle procédure d’information-consultation auprès du CSE concernant le projet de cession du fonds de commerce de la BU Critical Product (au sein d’Avantix) à la société Alten SA. Ce projet vient en complément de la procédure “Spark” initiée en juillet 2024, visant la cession des activités Worldgrid.

Une nouvelle étape donc… mais aussi une multiplication des morceaux et des incertitudes autour de l’avenir d’Avantix, de ses salariés, et de l’organisation du Groupe Atos/Eviden.

BU autonome ou pièce du puzzle MCS ?

Pour la CGT comme pour l’ensemble des organisations syndicales, la cohérence de cette opération pose question.

Notre question en séance :   « Il y a un projet de cession de Mission Critical System (MCS), incluant Avantix. Quelle est la cohérence ou non de vendre une partie d’Avantix à Alten, présentée comme autonome, alors qu’elle semble structurellement liée à MCS ? »

Réponse de la Direction :  « Circulez, y a rien à voir. La BU Critical Product est autonome. Pas de lien avec MCS. »

Mais alors, pourquoi faisait-elle partie du périmètre MCS présenté à Alten ? Aucune réponse claire.

Et que penser de l’utilisation imposée d’outils transverses d’Avantix, ou encore des liens managériaux persistants ? L’argument d’autonomie devient difficile à soutenir sérieusement, malgré une tentative de justification écrite fournie tardivement.

Un nouveau désengagement stratégique au profit de la concurrence ?

Encore une fois, Atos/Eviden semble se défaire d’une activité à forte valeur ajoutée technologique, pourtant différenciante, pour enrichir un concurrent direct comme Alten.

Les élus ont souligné la continuité stratégique entre les différentes cessions récentes et à venir, qui affaiblissent progressivement la position du Groupe.

👉  Aucune réponse. Silence radio.

Et les salariés dans tout ça ?  Ce sont 21 salariés qui seraient concernés par la cession. Mais quelles garanties réelles pour eux ?

Questions posées par les élus  :

  • Que deviennent les congés stockés en CET, alors qu’Alten n’a pas ce dispositif ?
  • Quelles modalités de conversion des classifications métallurgie vers Syntec ?
  • Quelle gestion du temps de trajet, des outils RH, ou du suivi des compteurs ?

Réponses de la direction :

« On ne sait pas »,

« Peut-être une décision unilatérale »,

« On remontera la demande »,

« La direction d’Alten verra »…

Et à chaque flou, une petite musique familière revient :

“Qui a parlé d’amateurisme ?”

Les élus exigent un accord de transition clair

Face à toutes ces incertitudes, l’ensemble des organisations syndicales (CGT, CFE-CGC, CFDT, etc.) ont exigé la négociation d’un accord de transition, qui traiterait notamment :

  • Des CET et reliquats de congés,
  • Des passages de convention collective (métallurgie → Syntec),
  • Des classifications et statuts,
  • Des périodes de congés et mobilité géographique,
  • Des conditions matérielles de départ et d’accueil,
  • De la continuité d’usage des outils de gestion (temps, paie, absences, etc.).

Un minimum pour garantir des conditions équitables et transparentes, au lieu de décisions unilatérales floues.

Et maintenant ?

La remise d’avis du CSE est prévue en mai 2025.

En attendant, nous continuerons à demander des réponses concrètes, des engagements écrits, et des garanties sérieuses pour les salariés concernés.

Ce que défend la CGT

  • Arrêt des cessions
  • Pas de cession sans garanties solides pour les salaries
  • Non à la dislocation silencieuse des savoir-faire
  • Pour un vrai dialogue social, pas du « fait accompli »
  • Une exigence de transparence, de cohérence, et de respect des représentants du personnel

La CGT – Des salariés informés, défendus, respectés,