Résultats mi- 2025 : Les prévisions négatives conformes sont positives !
Le CSE (Comité social et économique) commence fort : le directeur général qui devait venir présenter les résultats du premier semestre 2025 s’est décommandé.
Diplomatiquement, la DRH explique qu’il y a eu un « quiproquo » sur les agendas.
Qui étaient calés depuis juin, précise-t-on !
On continue : La CGT dénonce le fait que le haut management organise des réunions de com avant et pendant la réunion du CSE ce qui empêche vos représentants d’analyser les positions de la direction pour vous informer.
La DRH semble sincère et tombe des nues : « ha bon, il y a des réunions déjà réalisées sur le sujet des résultats ? ». Tout cela procure un sentiment de flottement improvisé…
La direction prend une décision : « On verra le point des résultats économiques 2025 ultérieurement ». On espère que cela ne sera pas en 2027…
Ha ! tout de même. Le nouveau directeur financier est en séance et se présente. Comme il est arrivé il y a 2 semaines, il ne peut commenter les chiffres Atos. Caramba, c’est loupé. Dans un exercice convenu, il explique brièvement son parcours… Et la CGT interrompt les ronds de jambe pour aller directement au but :
- La CGT : « Pourquoi par un tel parcours avec Cap gemini, vous arrivez dans une société qui est quasi en faillite avec sa dette ? »
- Le financier (avec un peu de surprise) : « Il y a un challenge intéressant avec des transformations importantes à mener… »
- La CGT : « Les transformations on connait, ce sont des réduction d’effectifs, des licenciements et des fermetures de sites ! cela fait 10 ans que les salariés subissent le même régime ! »
- Le financier : « Je ne vois pas la même chose que vous avec le plan de restructuration Genesis. »
- La CGT : « En effet vous venez d’arriver, il vous faut examiner les comptes, vous allez bien voir ! »
La CGT vous demande de rendre compte auprès des salariés
- La nouvelle gouvernance a pour délire de maintenir 80 % du Chiffre d’affaires du groupe en amputant les effectifs de 50 % !
- Pour la France, les effectifs passeront de 11000 salariés en 2023 à 7000 en 2026, incluant les ventes des entités Worldgrid et HPC (supercalculateurs).
- Près de 600 postes par an en France ne sont pas remplacés ce qui induit de fortes charges de travail sur la population restante, épuisée par des échecs d’organisation, découragée par des réductions des coûts contre productives, laminée par une perte du niveau de vie…
- Les fonctions de management de proximité, les fonctions supports et RH sont très exposées : la direction taille aussi sur son personnel qui a bien relayé docilement ses ordres mortifères.
- La direction Atos a lancé une politique drastique de réduction des salariés en intermission jusqu’à mettre volontairement des salariés en échec puis de les accuser d’insuffisance professionnelle, en s’exemptant de ses obligations d’employeur en termes de formation.
- La maxime de la nouvelle direction est : « Economie partout pour tous », mais dans le même temps, sont doublés les jetons de présence au Conseil d’administration et la direction du groupe ose même déménager à la Défense pour sa « commodité » alors que Bezons est désert aux trois-quarts des bureaux !






