L’accord sur la compensation des surtemps de trajets n’est plus applicable dans le groupe Atos depuis le 1er janvier 2025. Pour les salariés concernés, on continue d’attendre !

Après des simulacres de négociation, la direction a proposé un accord comparable au précédent, en ajoutant toutefois des contraintes supplémentaires sur l’obtention de primes. Mécontente, aucune OS ne le signe. Et bien évidemment, pas la CGT qui n’avait pas signé le précédent, jugé déjà très insuffisant.

Pas de soucis, la direction l’avait prévu et va proposer une note unilatérale (c’est son droit).

Comme la loi l’exige, cette note unilatérale doit être présentée en CSE afin d’être soumise à l’avis des représentants du personnel avant de pouvoir s’appliquer. Cela est fait en premier au CSE Atos. Ensuite, lors de son examen en CSE Eviden, les élus constatent que la note proposée est incompatible avec la convention collective de la métallurgie. Et qu’elle ne peut être appliquée en l’état.

La direction doit revoir sa copie et proposer une nouvelle note unilatérale. Note qui pour être applicable doit à nouveau être présentée en CSE. D’où un délai supplémentaire d’attente de quelques semaines ou mois !

Pour aller plus vite, la direction propose de resigner un accord rapidement, toujours sans rien négocier. Pour la CGT, sans amélioration notable (et sans aucune surprise pour personne), c’est toujours non.

La direction n’a rien su gérer correctement : ni la négociation avec les OS, ni le calendrier pour éviter la situation actuelle, ni la rédaction d’une note unilatérale applicable… Ne devrait-on pas parler d’incompétence ?