Une pensée émue pour nos collègues de l’IT, embarqués dans un chantier de réunification qui tient autant de la mission impossible que de l’exercice de haute voltige … sans filet, ni moyens !

Alors que le groupe continue d’annoncer des scissions, ventes et autres projets « Spark », « Cartier », « Glow », etc, l’IT doit prendre elle le chemin inverse avec une réintégration progressive dans une structure unifiée de ce qu’il restera pour fonder le Atos de demain. Enfin … dans l’idée. Mais au juste, qui est concerné ? Pas très clair. Lors du CSE Eviden du 20 Mars on nous dit « tout Eviden ». Mais dans le flou ambiant, difficile de dire si BDS est vraiment embarqué dans le mouvement.  En tout cas, le CSE va demander la requalification du projet en procédure d’information/consultation, comme le prévoit le Code du travail pour toute transformation d’ampleur des conditions de travail.

Passons en revue les points critiques : double navigation entre les sharepoints et groupes teams, pas de calendrier pour leur migration, risque de non suivi des tickets d’un environnement Eviden vers Atos, revoir toutes les invitations récurrentes, le moins de report possible dans la migration, et surtout, surtout :

Combien cela coûte ? C’est bien là le cœur du mystère : personne ne sait vraiment, et la direction ne semble pas encline à s’en préoccuper. Coût humain, le coût projet, l’impact RH : tout ça reste dans le brouillard. La CGT ose espérer que ce projet n’est pas financé sur le budget NAO … Seule réponse inquiétante à cette heure : Aucune OTP ne permet de suivre les coûts internes associés. Autrement dit : aucun suivi budgétaire clair.

Toute personne en activité à 100% pour un client (projet ou régie) va faire comment pour justifier de 2h à 2 jours de migration ? Le faire le soir à la maison ? Le masquer ? Sans OTP pas de suivi donc, mais on nous a annoncé qu’il y avait 1,4 Milliards € sur la table pour cette réunification. Si l’on ne sait pas suivre ce coût ou qu’on ne le veut pas, c’est que soit on ne gère en fait pas le budget, soit on espère réellement que ce soit une économie, donc à qui et quoi vont servir ces 1,4 M€ ? Les ruptures conventionnelles comme licenciement économique masqué ? Les cabinets de conseil ?