En Comité Social Economique du 20 mai, la direction présente les chiffres RH de fin… mars !
Il n’y a pas d’intérêt à regarder dans le rétroviseur et à la remarque CGT sur la mise à jour des données, le DRH avec bonhomie explique que l’information au CSE a été décalée dans le temps et donc que les supports n’ont pas été mis à jour…

C’est un foutage de gueule dans les règles de l’art puisque Eviden a perdu 1/3e de ses effectifs avec la vente de Bull SAS au 1er avril 2026.

A partir de là, comme les données sont anciennes et fausses, les discussions furent houleuses.
D’autant qu’aux demandes des élus CGT sur des points RH précis, le débonnaire DRH réplique que ce n’était pas prévu à l’ordre du jour et donc qu’il n’y aura pas de réponse. C’est à ça qu’on reconnait l’efficacité et l’utilité des hauts salaires…

Puisque la DRH masque les informations, voici l’analyse de la CGT d’après la BDES (banque de données économiques et sociales) dont on doute aussi des chiffres, mais au moins, là il y en a !

  • Au 31 mars 2026, le périmètre Eviden France comptait 4181 salariés.
    Et au 30 avril : 2949 salariés !
  • La différence de 1232 collègues est la cession de Bull SAS à l’Etat le 1er avril.
  • Et La BDES… n’enregistre pas les départ des effectifs par les cessions ! Il faut recomposer les chiffres ! Surement pour ne pas démoraliser les lecteurs…
  • Au 1er janvier 2024, lors de la création de l’unité économique et sociale (UES) Eviden France, nous nous comptions 5210 salariés. 2 ans et 4 mois plus tard, les effectifs ont fondu en France de 44%. La société va mieux, puisque on vous le dit…

La direction, c’est la pièce de théâtre Le Cid – mais en rapetissant :

Nous partîmes cinq mille ; mais par un prompt retors

Nous nous vîmes deux mille en arrivant au port .