La direction martèle qu’Atos est sauvé et va devenir prospère ! Que tout va bien ! Merci patron ! Bravo !
MAIS c’est oublier un peu vite notre réalité quotidienne !!!
Que le remboursement des dettes toujours présentes est devenu la priorité absolue dictée par nos nouveaux actionnaires majoritaires qui sont aussi nos créanciers. Et tant pis pour la recherche et développement, les investissements, la formation, le développement des compétences et la rémunération des salariés, tous ces postes de dépenses pourtant essentiels à la survie d’une entreprise, surtout lorsqu’elle envisage une reconquête commerciale et des taux de marge mirifiques !
Dans cette logique, la chasse aux coûts que l’on croyait à son paroxysme, prend de nouvelles formes. La nouvelle direction a donné pour mission aux services des ressources humains de mener une chasse aux sorcières dont l’objectif est de diminuer coute que coute la masse salariale. Et peu importe si la perte des salariés visés nuit à l’opérationnel, il faut faire du ménage même s’ils sont défendus par leur hiérarchie qui apprécie leur travail et a besoin d’eux. Direction la porte !
Et que retenir des annonces du « Capital Market Days » ?
Que l’action a chuté juste après. Que la presse n’est pas convaincue.
Que l’Intelligence Artificielle est tellement forte qu’il suffit de l’évoquer pour résoudre TOUS les problèmes, sans avoir besoin de stratégie industrielle ni de bon sens opérationnel.
Que les coûts vont être rationalisés (encore !). Que l’on va innover. Que les effectifs doivent être réduits. Ce n’était donc pas le cas ?
Que l’on va générer du cash en dépeçant l’entreprise. N’y aurait-il pas une contradiction flagrante avec la nécessité de garder une offre informatique de bout en bout, vitrine de notre savoir-faire ?
A la CGT nous avons la certitude que ces ventes à la découpe et les diminutions d’effectifs obèrent les futures possibilités de redressement de l’entreprise, la privent de marchés indispensables et la mèneront à sa disparition, absorbée par ses concurrents. Avec la difficulté pour les salariés les plus exposés à retrouver du travail sur un marché informatique devenu difficile, dans une période d’incertitude géopolitique majeure.
Apparemment ça n’inquiète que nous, pas nos dirigeants ni les politiques pour qui le maintien de l’emploi et la souveraineté industrielle ne sont que des mots à employer en cas de besoin démagogique urgent.
ET, tout un symbole par rapport à nos misérables augmentations, la direction vient de prendre les mesures suivantes :
- L’augmentation de la rémunération variable des administrateurs de 2 500 euros à 3 500 euros pour l’exercice 2025, par réunion
- L’augmentation de la rémunération variable du président du Comité des Comptes de 3 000 euros à 6 000 euros, par réunion,
- L’augmentation de la rémunération variable des présidents des autres de 2 000 euros à 5 000 euros, par réunion,
- L’augmentation de la rémunération variable des membres des comités (hors Président) de 1 000 euros à 3 000 euros, par réunion.
Ce sont TOUJOURS les salariés qui trinquent !





