Depuis 2021 la CGT se bat pour obliger la direction à respecter sa signature concernant la revalorisation des diverses primes liées au travail atypique, celles d’astreintes et de bon accomplissement du planning. L’accord original de 2016 qui régissait ce type particulier de travail sur le périmètre Infogérance, remplacé depuis par celui de 2023 sur Atos France dont le contenu est quasi identique, prévoyait de les réévaluer lors des NAO, et au minimum tous les trois ans, du montant des budgets annuels d’augmentation accordés sur le périmètre concerné. Evidemment la direction ne l’a pas fait et à force de réclamation de la CGT, cette revalorisation a été actée en avril 2021, avec presque 2 ans de retard !
De surcroît, l’ensemble des augmentations accordées dans le périmètre de la société n’a pas été respecté non plus puisque ont été exclues du calcul toutes une série d’augmentations (légales, non-discrimination des représentants du personnel, retours de maternité, minima conventionnels…) alors que l’accord ne stipule aucune restriction. Enfin, les années de référence n’ont pas été respectées non plus en excluant 2017 au bénéfice de 2020, cette dernière étant une année « blanche » avec un budget d’augmentation à 0% ! Pour aboutir à une revalorisation finale moyenne de 4% (au lieu des 5.76% dus) et s’appliquant en janvier 2021 et non juillet 2019.
La perte moyenne sur cette période par salarié effectuant des astreintes récurrentes, calculée par la CGT, s’élève à 409€ chez Infogérance et 327€ chez Bull. Sans prendre en compte les biais de calcul que nous avons dénoncés, qui s’appliquent depuis maintenant 4 ans et qui lèsent tous ceux qui touchent ces primes depuis cette date.
On a beau avoir l’habitude de la filouterie (on est chez Atos, ne l’oublions pas), la coupe était décidément trop pleine et la CGT a décidé de porter l’affaire en justice à l’été 2021. Et nous n’avons pas été déçus : la direction a contesté non pas le fond mais la forme en arguant qu’une organisation syndicale n’était pas fondée à ester en justice pour faire respecter un droit émanant d’un accord signé mais bénéficiant individuellement aux salariés ! Après moult batailles, en mars 2023 la justice a estimé que la CGT était bien fondée à intervenir sur le sujet mais qu’il n’y avait pas matière à demander réparation ! Nous avons bien évidemment interjeté appel de cette décision, véritable déni de justice car les juges n’ont pas statué sur le fond de l’affaire.
Nous aurons (peut-être) gain de cause lors de l’audience du tribunal du 09 septembre 2025, soit quasiment 5 ans après les premières démarches de la CGT pour défendre les droits des salariés d’Atos.
Merci la direction et la justice !





