Atos is saved
Atos est sauvé, note du traducteur.
Tel est le mantra répété à l’envie par la direction du groupe en cette nouvelle semaine cruciale. Et de s’appuyer sur le « business plan », le plan de refinancement appuyé par les créanciers et en cours d’examen par le juge dans la procédure de sauvegarde accélérée en cours. Ce plan s’appuie sur le « One Atos », un Atos unifié. Ce plan prévoit le retour des bénéfices d’ici quelques années sans cessions d’actifs. Ce plan s’appuie en bonne partie sur les activités délivrées par Atos au profit de l’état ou d’opérateurs d’intérêt vitaux.
« En même temps » ©, des découpages et des réorganisations internes sont effectuées au sein d’Atos, souvent en dépit des synergies entre les équipes.
« En même temps » ©, la presse bruisse d’échos de vente plus ou moins avancées de pans entiers de l’entreprise.
Telle celle de WorldGrid et de son marché porteur de l’énergie dont les centrales nucléaires vers Alten… Telle celle d’une partie de BDS, découpé pour l’occasion suivant des pointillés flous, avec ses supers-calculateurs, ses produits de cybersécurité (mais pas ses services) vers un consortium …
Ces activités sont rentables. Ces activités sont inscrites dans le retour aux bénéfices : Le « business plan » ne prévoit pas de cessions dit la Direction. Pourquoi le remettre en cause et le fragiliser avec ces ventes ?
Toutes ces activités sont du domaine de la souveraineté nationale. La Direction d’Atos voudrait-elle sortir du radar de la défense des intérêts de la nation et poursuivre à bas bruits une vente à la découpe loin du regard de l’état et du public qu’elle ne procéderait pas autrement.
Le tribunal en charge de la sauvegarde accélérée va-t-il autoriser l’aliénation de pans de l’entreprise, fragilisant le « business plan » qui lui est présenté, plan qui est censé la sauver ou va-t-il autoriser ces ventes et alimenter requins et vautours ?
La nouvelle représentation nationale va-t-elle rester dans la non-assistance à intérêt national en danger, complice muette de ces prédateurs lors d’un énième démantèlement à bas bruits d’un grand groupe industriel ? Va-t-elle enfin exiger de connaitre les causes de la débâcle ? Va-t-elle enfin prendre ses responsabilités pour préserver l’entièreté de l’outil industriel dans toute sa cohérence ?






