En ce début de janvier, ça valse sévère à l’étage de la direction, mais c’est moins joyeux que le concert du nouvel an. Le groupe se paye un nouveau Kaiser qui arrive avec une réputation de super méchant : personne ne l’a vu, et ceux qui l’ont rencontré ne sont plus là pour le dire… Exit les directeurs Europe Sud et TS, débarqués en moins de deux, et inquiétude palpable des troisièmes couteaux qui se demandent s’ils ne sont pas les prochains sur la liste.

Le CSE perd donc son président d’instance, l’ancien directeur France et Europe Sud, Raoul Roth. Il est remplacé par Franck Chartier, arrivé dans les bagages de Philippe Salle, accompagné pour cette plénière par Pierre-Yves Luminet, en charge des projets stratégiques et des relations avec Eviden.
L’un comme l’autre s’en sont tenus au nouveau credo de la direction : on oublie la scission Atos / Eviden, c’était une erreur, vive OneAtos ! Le groupe serait, disent-ils, empêtré dans une bureaucratie administrative pléthorique qui freine tout. La direction veut alléger les procédures internes, clarifier les offres et la relation client (un seul Atos, une seule présence commerciale), donner plus d’autonomie aux régions, et promouvoir l’image d’excellence du groupe.

La direction rejoint donc les critiques formulées par la CGT dès juin 2022 à l’annonce de cette scission mortifère ! Amère satisfaction : année après année, les alertes des élus et les analyses de leurs experts restent systématiquement ignorées par les directions du moment, jusqu’au jour où elles sont finalement confirmées par les faits. Que d’arrogance malvenue ! Et pourquoi faut-il toujours attendre des mois, voire des années pour que les nouveaux venus constatent avec nous les erreurs des précédents ?

La CGT a demandé avec force que 2025 soit l’année de la formation des salariés. Si le groupe se redresse comme le pronostique la direction, il faudra renforcer l’excellence de chacun. Et si elle échoue à tenir son business plan comme le craignent les élus, au moins les salariés seront un peu mieux armés pour affronter un avenir incertain. La direction en convient. On verra…

Mais il y a loin de la parole aux actes (de la direction). Tout ce que l’on voit, c’est un
mouvement d’envergure pour pousser dehors toujours plus de salariés : les jeunes d’abord, ça coûte moins cher, à commencer par ceux en période d’essai, et ensuite tous ceux qui pourraient prêter le flanc à de fallacieux procès en insuffisance
professionnelle. La CGT ne l’acceptera pas !