Le CSE (Comité Social et Economique) a rendu un avis négatif consultatif sur la vente de WorldGrid à Alten. Le tribunal de commerce le 14/10 avait autorisé cette cession. Il n’y a plus d’obligations juridiques pour empêcher cet erreur pour le groupe Atos. Car c’est bien une erreur comme le démontre l’analyse de vos représentants.
WorldGrid est un actif stratégique qui représente :
- 5% de la marge opérationnelle du groupe,
- 8% de la marge opérationnelle d’Eviden dans le monde,
- 12% du Free Cash-Flow du groupe Atos
cumulé sur la période 2024-2027. - Et sur le périmètre Eviden France, c’est aussi 49% de la marge opérationnelle !
Autrement dit, hors Worldgrid, la Business Line Digital France sera en négatif, l’entité Eviden France sera en difficulté, et la marge du Groupe est impactée alors que ce dernier est sur un fil d’équilibre pour atteindre ses objectifs. WorldGrid pourrait bien être le domino qui fait tomber l’ensemble des hypothèses fantasques du business plan 2024-2028.
Re autrement dit, c’est une logique financière à court terme qui prévaut avec la vente de WorldGrid, le concept de logique industrielle semble disparaitre des actions de la gouvernance…
Pour le volet social, en rejoignant Alten, les salariés de Worldgrid sont embarqués dans un groupe qui se porte bien… mais aux performances sociales tout juste au-dessus du légal, l’avis du CSE emploi le mot « avarice » !
Alten prétend offrir une garantie collective de l’emploi mais évoque aussitôt des licenciements individuels ou des ruptures conventionnelles le cas échéant. Bref, Alten fera ce qu’il veut !
Alten a écrit qu’il s’engageait à maintenir les accords d’entreprise d’Atos pendant 15 mois.
« C’est la loi » n’arrête pas de répéter la CGT devant une direction Alten qui pensait que c’était un geste large de philanthropie !!!
Il est fort à parier qu’à échéance des accords Atos, nos collègues de Worldgrid perdront des droits sociaux.
Le déroulé du CSE ne fut pas serein. Des documents d’Alten avec une rédaction juridique poussée, sont arrivés en pleine séance, au dernier moment. Il était impossible à vos représentants de les analyser correctement sans avocat. Un délai a été demandé. Refusé par la direction !
Allez, on vous met un extrait des écrits d’Alten afin que vous visualisiez bien le sabir pratiqué : « En complément, pour les dispositifs issus des accords d’UES, de Groupe et multi-entreprises, qui ne pourraient pas être maintenus par décision unilatérale en ce qu’ils nécessiteraient un support conventionnel : une décision unilatérale faisant application directe des dispositions de la convention Syntec »…
Le ton est donc monté avec la direction et des échanges du type « foutage de gueule » ont été échangés. La direction d’un calme un tantinet méprisant explique qu’il ne faut pas perdre son sang-froid. En attendant Eviden France perd quelque 700 salariés qui sont malmenés ! Worldgrid quitte donc le groupe Atos, à moins que cela ne soit plus un groupe mais un ex-machin qui s’effrite en démantèlements…






