Moins de protection santé et de prévoyance chez Atos !

La direction présente en CSE une décision unilatérale pour rattacher au 1er janvier 2026, les sociétés ADS, Keynectis et Processia aux régimes collectifs frais de santé et prévoyance du Groupe Atos France.

Aux questions de vos représentants, la direction est assez imprécise sur les scénarii et les cas possibles. La CGT fait un constat : les start-ups rachetées par Atos dans la folie de la fièvre acheteuse du début des années 2020, avec la promesse d’intégrer un grand groupe et ses avantages, voient disparaitre leurs propres accords d’entreprise qui étaient mieux-disants que ceux d’Atos ! Car en final, c’est le salarié qui paye plus, pour moins de prestations !

Vous savez aussi que la direction pour de mesquines économies a dénoncé l’accord santé /prévoyance en usage en France, qui existait depuis 15 ans.  Au-delà de l’inclusion de Keynetics, ADS et Processia à ce régime futur, et aux pertes afférentes pour les salariés concernés, ces
projets d’accord d’évolution de la mutuelle ne sont pas à accepter pour bien des raisons :

  • Fusion en un seul accord de la santé et la prévoyance, ne permettant pas la signature (ou pas) de l’un ou de l’autre des aspects
  • Désengagement financier de la direction aboutissant à un changement de répartition des taux de cotisations salariés/employeur : l’employeur fige sa cotisation à son niveau actuel (en % du salaire) et refuse de la faire évoluer quels que soient les besoins futurs du régime, ce qui impliquera forcément une baisse des garanties à terme.
  • Décision unilatérale de la direction de piocher dans les fonds sociaux santé et prévoyance (normalement réservés à l’aide aux salariés en grande difficulté) pour compenser la non-augmentation de la cotisation salariée afin de garder nos garanties à l’identique. Mais attention, cela n’est valable que pour un an, une nouvelle augmentation de la cotisation salariale est à prévoir fin 2026…
  • Stigmatisation une nouvelle fois des conjoints cotisants non à charge après l’augmentation déjà très importante en 2024 (+50%) avec la volonté d’encore augmenter de +10% en 2026..

Sale temps pour les salariés chez Atos. En plus du peu ou pas de valorisation des salaires depuis plusieurs années, s’ajoute l’érosion des avantages sociaux…  Le tout pour alimenter des très hauts salaires irresponsables qui mènent l’entreprise à sa forte réduction…

Une augmentation inquiétante des alertes santé chez Atos

Tels des geysers, les alertes de Risques Psycho-Sociaux (RPS) se multiplient chez Atos France.
A Bordeaux, Toulouse, Grenoble, Bruyères-le-Châtel, Bezons, Puteaux, sur toute l’entité Cyberservices, les salariés remontent des souffrances au travail.

La CGT a demandé qu’un point de situation soit abordé en CSE mais c’est reporté sine die. Il existe bien un conseiller en prévention des risques psychosociaux & qualité de vie chez Atos France mais qui semble débordé avec les multiples alertes… La typologie des causes est constante : management agressif, clients maltraitants, objectifs inatteignables, surpressions permanentes…

Bien des situations pourraient relever de la suspicion de harcèlement. Sur un site où les pratiques managériales sont en question, la RH a naïvement questionné les managers responsables des situations, qui ont remonté qu’il n’existait pas de problèmes particuliers !

Aussi, la direction renvoie systématiquement les salariés à la hotline de support PsyFrance.
On résume : chez Atos, les conditions de travail dégradent votre santé. Le problème est obligatoirement du côté de l’employé qui doit se faire soigner ! Et ce n’est pas le nouvel outil d’évaluation continue arbitraire qui va modérer les risques santé sur les salariés …