Les droits et garanties accordés aux salariés dépendent de leurs contrats de travail, de la taille de leurs entreprises, de leurs branches d’activité et  des accords d’entreprise.

Chaque rupture de contrat implique une perte de revenu importante et la privation de droits essentiels comme la complémentaire santé ou le congé formation.

Il existe bien des droits transférables et opposables à tout employeur dans le domaine de la protection sociale : retraite, congés maternités… En revanche, en dehors du Compte Personnel de Formation et du droit à bénéficier d’une évolution d’au moins un échelon au cours de sa carrière, il n’y a pas de droits transférables et opposables à tout employeur en matière de déroulement de carrière (ancienneté, salaires, formation…).

Ce que propose la CGT :

Le nouveau statut du travail salarié doit permettre à chaque salarié, de disposer d’un certain nombre de droits cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, opposables à tout employeur

Ils seraient individuels et attachés à la personne du salarié, tels que :

  • le droit à un contrat à durée indéterminée ou à un emploi statutaire à temps complet
  • le droit à un salaire, au déroulement de carrière, à la formation continue
  • le droit à une organisation du temps de travail qui respecte la vie privée et la vie professionnelle
  • Le droit à la sécurité sociale professionnelle et à la protection sociale

Ceux-ci doivent faire l’objet d’un socle commun de garanties interprofessionnelles, ne plus dépendre du contrat de travail mais être attachés au travail réel et donc au salarié.

Pour la CGT il s’agit donc de replacer le salarié au centre des décisions le concernant, le rendant acteur de son évolution professionnel et dépassant le lien de subordination à l’employeur