Se lever pour quoi, et pour combien à la fin du mois ?
Ce sont les questions que doivent se poser beaucoup de salariés d’Atos. Ce n’est pas dans le bilan de la politique salariale de l’année écoulée qu’ils trouveront la réponse. Il se pourrait qu’ils aillent chercher ailleurs, un meilleur salaire mais aussi plus de considération, et au final plus de sens dans le travail.La direction ne veut pas le reconnaitre. A vos représentants CGT qui lui demandaient pourquoi faire un PSE (plan social) alors que tant de salariés partent d’eux-mêmes, elle a expliqué que ceux qui partent, hélas, sont souvent ceux qu’on voudrait garder, pas ceux qu’on souhaiterait voir partir… CQFD.
Le bilan de la politique salariale 2025 est, de fait, le bilan des dispositions prises unilatéralement par Atos après l’échec (récurrent) des négociations annuelles obligatoires.
Il tient en peu de choses. Pour commencer, on ne saura rien du budget consacré à la promotion interne, dite en bon français « internal first ». Ca, c’est un secret, qui pue les petits arrangements discrets et l’entre-soi. Ensuite, les augmentations individuelles ont concerné 656 personnes avec une moyenne de 5,45%. Et enfin, pour tous les autres, rien n’a été fait en dehors des obligations légales (minimas conventionnels, retours de maternité…etc.) Et rien pour le collectif, comme d’habitude …
De fait, la politique salariale est à la main de l’employeur qui, après s’être acquitté de son obligation légale de négociation annuelle, a finalement le dernier mot et décide seul.
Chez Atos, c’est le régime des vaches maigres depuis des années. La direction s’en justifie en arguant de sa responsabilité sur la marche de l’entreprise et sur l’équilibre des résultats. Certes.
Mais prend-elle bien en compte les impacts de ses choix sur la rétention des compétences et in-fine l’image de l’entreprise sur le marché du travail ? Sans parler de la motivation des salariés à se lever le matin pour Atos…
En tout cas, s’il y en a un qui se lève motivé, c’est notre PDG !
Avec un revenu de plus de 300 fois supérieur au salaire moyen du groupe, il a le peps notre grand chef. Comme quoi, la motivation, c’est pas si compliqué !






