L’égalité pro à Atos, c’est une arlésienne !
Un accord unanimement signé en 2021 sanctuarisait un budget de rattrapage pour l’égalité salariale en faveur des femmes.
Le bilan 3 ans après : Les femmes sont toujours discriminées chez Atos France parce que – en grande partie – la hiérarchie confond augmentation de rattrapage avec augmentation au mérite ! Donc quelles que soient vos qualités mesdames, elles ne seront pas
reconnues ! Ce qui implique que l’écart se reproduit d’année en année.
Avec un rapport d’expert indépendant, les organisations syndicales sont entrées en négociation avec des arguments démonstratifs et des revendications persuasives. Résultat : La direction acte un désaccord et n’entend aucune des revendications. Et promet – comme pour le télétravail – une négociation en 2026 mais sine die.
La loi oblige – sous peine d’amende – les entreprise à un plan d‘actions.
La CGT se fâche :
- La direction présente l’historique de la négociation égalité pro 2025 en osant écrire que les syndicats ont refusé d’étudier les documents Atos, que l’expert imposé a traîné pour produire son étude. Etude qui a été écartée par la direction pour ne rien négocier, et à la fin présenter les représentants du personnel comme coupables de l’échec de l’égalité pro ! Quel foutage de gueule !
- La CGT n’a pas confiance dans les documents de la direction qui a souvent omis voire biaisé des données. Les expertises sont les boucliers obligatoires pour comprendre ce que la direction nous cache. Et c’est bien la gouvernance qui a imposé cette dégradation du dialogue social.
- On attend de la direction dans son plan d’actions qu’il y a reprise des analyses factuelles de l’expert indépendant et quels actes sont posés par la direction pour y répondre.
- Pire : pour prouver qu’Atos fait de l’égalité professionnelle, un(e) imbécile de la direction (il y a d’autres mots que la décence interdit de citer ici) a eu l’idée fabuleuse de « benchmarker », de comparer les écarts Femmes/Hommes avec d’autres entreprises… Pour cela un consultant coûteux a été engagé pour l’étude. Bilan : Atos est mieux placé que certains de ses concurrents et donc « on est bien » ! Mais comparer le moins disant sur l’égalité F/H pour se justifier, c’est aberrant (il y a d’autres mots mais la décence…). Pour l’égalité pro, il n’y a qu’un seul référentiel, c’est d’être à niveau ! Point ! A travail égal, salaire égal !
La direction se défend :
- Nous sommes attentifs dans les People review à l’égalité Homme / Femme et d’ailleurs il y a maintenant des hommes qui sont discriminés et qui ont des salaires inférieurs aux femmes…
Refacheries éruptives de la CGT :
- Ah non ! Combien ? (silence). Combien de salaires femmes supérieurs aux hommes à travail identique chez Atos ? (silence). Un fait mesurable et incontestable : les femmes ont en général un salaire inférieur, ensuite il y a des particularités ! Mais arrêtez les fausses généralités (silence appuyé !).
- Il y a 2 constats : Les femmes restent discriminées, et la négociation Egalité – comme d’autres chez Atos France – a été un échec. Il faudrait revenir à un dialogue sincère et loyal plutôt qu’une spirale de marche forcée, brutale, faussement argumentée envers les salariés…
En final, les élus au CSE Eviden vote à l’unanimité une expertise libre c’est-à-dire non contestable. La direction – qui veut le dernier mot – informe que cela doit être bouclé avant fin décembre. La direction est toujours pressé de mettre ses piques en place contre les salariés…
Pour paraphraser Montesquieu, comment peut-on être perçant ?






