Bravo ! Il faut vraiment fêter la direction pour ces excellents résultats de croissance ! Nous évoquons ici les réunions CSE Eviden (Comité Social et Economique).
Il est prévu dans notre accord Atos France, 11 réunions par an. En 2025, nous arriverons au nombre de 30 !!!
Félicitations à la gouvernance ! Si les salaires pouvaient aussi tripler, par malheur ce n’est pas le cas !
Ce que cela signifie, c’est qu’il y a le feu à la maison et les représentants du personnel sont convoqués quasi hebdomadairement pour une marche forcée de ré-ré-ré-ré-organisation. Dont les effets néfastes de restrictions pèsent encore de plus en plus sur les salariés qui payent la note des délires de stratégie… Les faits :
- Dans les derniers CSE, 80 % des items à l’ordre du jour du CSE sont descendants, imposés par la direction, sur des dossiers d’importance impactant les salariés ; cession de Bull SAS, charte télétravail, décisions unilatérales de l’employeur, l’infondé plan de licenciement, transferts de salariés vers Avantix ou Bull SAS ou Atos ou Eviden, etc.
- Cela implique que les sujets primordiaux qui remontent du terrain sont secondaires pour la direction, reportés de séance en séance, voir écartés. Il n’est pas rare qu’un problème ne soit abordé qu’après avoir été proposé 4 fois – donc sur 4 mois – avec forces insistances !
- En parallèle, il y a eu en 2025, 17 négociations ou commissions de suivi d’accords sociaux.
Vous avez compris, ce sont souvent les mêmes élus qui sont en CSE et en négociations, et la direction s’emmêle dans les agendas au point de convoquer les réunions en même temps ! - Vous ajoutez à cela, des simulacres de négociations. Le déroulé type : « Bonjour, voici le projet de la direction, on vous donne 3 réunions d’échanges, on ne vous écoute pas, au revoir, la direction imposera son projet ».
- Avec un axe certain d’un point de vue social : la direction ne fait que reculer les acquis sociaux des salariés.
- Un détonateur a provoqué l’explosion, c’est l’arrivée tardive quelques minutes avant la réunion du CSE, du support des résultats économiques. La veille, le CSE avait prévenu plusieurs fois : si aucun document ne parvient aux élus et qu’il n’y a pas le temps nécessaire pour les étudier, inutile que le directeur général et le directeur financier se déplacent pour présenter des chiffres qui n’auront pas été analysé préalablement.
Dans les couloirs avant la réunion, un échange capté entre directeurs sereins était révélateur :
« Ce que disent les élus au CSE ce n’est pas ce qu’ils font, il n’y aura pas de problème… ».
En séance, le secrétaire du CSE développe la situation dans laquelle ne fonctionne plus les instances de représentation du personnel, et surtout que la direction est sourde à tout ce que disent les salariés. Et prévient : « Nous ne voulons pas entendre la direction sans avoir eu le temps d’étudier les chiffres fournis au dernier moment. Vous pouvez repartir. On vous a prévenus ».
Le directeur général se veut apaisant : « Nous pouvons faire mieux, nous allons nous améliorer, il y a beaucoup de dossiers actuellement mais on ne peut plus continuer comme avant, maintenant revenons au sujet, on est ici pour cela… » ;
Le secrétaire du CSE quitte la salle, la CGT solidaire fait de même. Flottement pour certains élus les plus lâches et veules qui n’osent pas contrarier le DG et restent figés. Mais comme les principaux animateurs du CSE sont partis, le DG prend acte et s’en va aussi…
Le Directeur général, interrogé par son entourage à Bezons sur le clash en CSE, aurait répondu : « Ça s’est bien passé ! » ; C’est à ça qu’on reconnait un dirigeant d’entreprise aveugle à la réalité ! Ça promet pour l’avenir de la société !






