Le télétravail c’est la santé, le faire c’est la conserver !

En CSE Eviden du 19/11/2025, la direction présente comme point à l’ordre du jour une Information-Consultation sur le projet d’une charte télétravail.

L’ensemble des élus est choqué par la démarche de la direction qui a ouvert une négociation en octobre 2025, avec pour conclusion qu’il n’y aurait pas de discussion ! Les plateformes de revendications de toutes les organisations syndicales n’ont même pas été examinées. Même pas la juste demande de valorisation de 15% des indemnités télétravail correspondant à l’inflation des 5 dernières années…

La direction impose en décision unilatérale une reconduction de l’accord existant jusqu’au 31/12/2026 et promet une nouvelle négociation dans l’année qui vient. La démarche de la direction est démagogique au mieux, inique au pire, une décision unilatérale immédiate aurait eu au moins le mérite de la sincérité.

Les représentants du CSE constatent que le télétravail est une composante maintenant ancrée dans les conditions de travail et est réclamée par les salariés. Le sujet mérite un approfondissement plus sérieux que la reconduction unilatérale d‘un texte d’accord de 2023.

La CGT demande une étude objective et exhaustive sur le télétravail chez Atos. Cela inclut : les bilans quantitatif et qualitatif, les retours d’expériences, les pratiques et les contestations sur les 3 dernières années. Cela englobe aussi un comparatif avec les ESN en France sur le télétravail afin de déterminer les meilleures pratiques. Cela implique un travail de fond qui doit être réalisé par un expert indépendant. Ainsi, la direction et les organisations syndicales ensemble auraient l’avantage de s’appuyer sur une analyse de qualité pour la prochaine négociation promise sine die…

La proposition CGT est mise au vote. L’expertise est adoptée à l’unanimité. La direction semble dépassée ; encore une expertise votée ! Elle ne se rend même pas compte par ses méthodes de force, que la relation abimée avec les organisations syndicales  en est la cause…

Nationalisation d‘Atos demandée au Parlement

Dans le cadre du budget 2026 en cours au Parlement, 3 amendements ont été déposés sur Atos début novembre dont l’un demandant sa nationalisation. La CGT milite depuis plus de 2 ans pour préserver l’entreprise en France en multipliant les interventions au Sénat et
à l’Assemblée nationale. Atos n’est pas une ESN comme les autres avec plus de 70 % de ses activités en secteurs public et parapublic. Un extrait du texte résume la situation :

« Atos va mal. L’entreprise est endettée à hauteur de 5 milliards. […] Nous alertons depuis longtemps sur cette situation et demandons la nationalisation totale de cette   entreprise stratégique pour la défense comme pour la vie quotidienne des Français. »