Dossier: Alerte sur les ondes chez Atos

Date: 13 janvier 2021

La CGT a alerté la direction d’Atos de maintes fois et depuis des années sur les risques encourus sur plusieurs sites; des décès de collègues sont a déplorer. Alertée par la CGT la presse s’est emparée du sujet, vous trouverez ci-dessous une revue de presse: en cliquant sur le nom du média vous pourrez accéder à l’article ou reportage correspondant en ligne. La direction s’est donc trouvée obligée d’adresser son point de vue en retour, par un message qui n’a été envoyé qu’aux salariés des sites a priori concernés. Voici la réponse de la CGT,  un document très complet sur ce dossier. La CGT ne lâchera pas l’affaire.

DateMediaAuteurChapô
19/06/2020La lettre ARobin CarcanOndes “suspectes” chez Atos : des experts s’opposent sur les causes du décès de plusieurs salariés

Deux enquêtes internes tentent de faire la lumière sur la mort de plusieurs salariés d’Atos des suites d’un cancer, potentiellement en lien avec les rayonnements électromagnétiques. Les conclusions de l’expert du CHSCT divergent de celles du groupe

11/10/2020Les EchosEliane KanBezons : les syndicats alertent sur des décès causés par les ondes électromagnétiques chez Atos

La CGT du site Atos de Bezons alerte sur la mort de trois salariés atteints d’un cancer du cerveau. Pour la direction du groupe, les installations ne sont pas touchées par les rayons ionisants, principale cause de décès d’une tumeur au cerveau.

22/10/2020Le Nouvel ObsArnaud Gonzague« 5G : l’onde d’un doute », le scandale qui vient… Un autre « scandale de l’amiante »

La majorité des publications scientifiques le disent : même en demeurant dans des seuils inférieurs aux VLE, nous, humains, subissons des « effets biologiques », parmi lesquels le cancer ou les troubles de la fertilité. L’autre grand souci avec le portable, c’est que nous ne sommes pas censés le coller à notre corps (dans la poche de notre pantalon ou contre notre oreille), du coup, la réglementation française zappe le sujet alors que nous le faisons souvent, pour ne pas dire tout le temps.

Ces bombardements d’ondes peuvent, en effet, avoir des conséquences redoutables : formation de tumeurs, lésions ou mutation de cellules cérébrales. L’une des personnes interviewées dans cette enquête évoque un autre « scandale de l’amiante ». Il est vrai que l’expression a beaucoup servi, mais elle est ici probablement adéquate.

12/11/2020France 2Nicolas Vescovacci et Vincent Buchy / Yemaya Production.

 

Complément d’enquête : 5G : l’onde d’un doute – diffusé le jeu. 12.11.20 à 22h47

En déclarant “La France va prendre le tournant de la 5G” et en ironisant sur ceux qui préféreraient le “modèle amish”, le Président Emmanuel Macron a voulu trancher un débat difficile au sein de la société française. Les anti-5G sont-ils trop alarmistes, ou bien ont-ils des raisons de s’inquiéter ? Les ondes électromagnétiques générées par les smartphones seraient-elles dangereuses pour la santé ?

 

12/11/2020France Info

 

Nicolas Vescovacci et Vincent Buchy / Yemaya Production.

 

Les ondes électromagnétiques générées par les antennes-relais et les smartphones seraient-elles dangereuses pour notre santé ? En pleine polémique, « Complément d’enquête » examine au plus près ces ondes invisibles qui angoissent une partie de la population.

En Ile-de-France, un médecin du travail sonne l’alerte sur des cancers du cerveau à répétition au sein d’une entreprise baignée d’ondes électromagnétiques. « Nous sommes au-dessous des seuils limites d’exposition » clament à chaque fois les opérateurs et les fabricants. Mais si le problème venait justement de ces seuils limites ? Nous protègent-ils suffisamment ?

Enquête sur l’ICNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection, en français Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants), une discrète organisation proche de l’industrie de la téléphonie qui a édicté les seuils pour la plupart des pays européens… il y a vingt-cinq ans !

12/11/2020La Croix

 

Marine Lamoureux

 

« 5G : l’onde d’un doute », un « Complément d’enquête » sur les ondes électromagnétiques

D’abord par une approche pédagogique : les auteurs nous aident à y voir clair sur la manière dont les valeurs limites d’exposition sont élaborées et les lacunes de ce système au centre duquel se trouve l’Ircnip (la commission internationale pour la protection contre les radiations non-ionisantes). Ensuite par le recours à des études indépendantes qui, sans pouvoir émettre un jugement ferme et définitif, rappellent qu’il y a bien un enjeu sanitaire à creuser. En France, ni l’Agence nationale des fréquences (ANFR), ni l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), ne le nient. Au final, poignant par certains de ces témoignages, notamment de salariés atteints d’un cancer du cerveau, ce « Complément d’enquête » a le mérite de nous rappeler les vertus du principe de précaution.

12/11/2020Robin des ToitsPatrice Goyaud
et Rebecca Snyder
Complément D’enquête « 5G – L’onde d’un doute »

diffusé le jeudi 12 novembre 2020 à 23h sur France2

Le reportage est plutôt de bonne facture, centré sur les impacts sanitaires de la téléphonie mobile, avec des exemples de situations dramatiques qui parlent d’elles-mêmes : proximité d’antennes-relais, usage abusif des smartphones.

Un bon quart d’heure est consacré à enquêter sur le géant de l’informatique ATOS : 8 salariés et 10 riverains du site de Clayes-Sous-Bois ont développé, entre 2015 et 2020, une forme rare et très agressive de cancer du cerveau.

Malgré l’attention portée par Santé Publique France et l’Anses à ce « cluster », aucune enquête sanitaire n’a été diligentée à ce jour. Les antennes-relais encerclant le site ainsi que les serveurs en pagaille et les grosses alimentations électriques à l’intérieur du bâtiment sont pointés du doigt par les salariés comme les sources de pollution électromagnétique à l’origine des cancers. Est-ce possible ?

Certes non, nous rassure l’ex PDG d’Atos, Thierry Breton, aujourd’hui commissaire européen en charge du déploiement de la 5G…

À noter au passage qu’Édouard Philippe a rejoint le Conseil d’Administration d’Atos.

17/11/2020La gazette de saint-quentin-en-Y

 

Damien GuimierAtos : la question des ondes

Le 12 novembre, l’émission Complément d’enquête a révélé qu’un « nombre inexpliqué » de salariés ou ex-salariés du site clétien d’Atos avait développé des gliomes, et questionne un lien avec les ondes électromagnétiques.

e reportage de France 2 décrit ainsi le bâtiment d’Atos, situé rue du Gros Caillou, anciennement Bull, comme « cerné par trois antennes relais ». « Atos, c’est un géant mondial du numérique, poursuit Complément d’enquête. En plus de l’environnement extérieur, on trouve donc, à l’intérieur du bâtiment central, des salles informatiques, des serveurs en pagaille et de grosses alimentations électriques : de nombreuses sources de rayonnement électromagnétique. »

L’émission révèle alors qu’entre 2015 et 2019*, « un nombre inexpliqué » de cancers du cerveau ont été diagnostiqués chez plusieurs salariés ou ex-salariés du site clétien d’Atos, « tous avec la même pathologie : des gliomes ». D’après le reportage, une information qui nous a été confirmée, sept cas sont à ce jour avérés, dont six sont décédés*.

19/11/2020Le ParisienThibault ChaffotteVal-d’Oise : cancers suspects chez les salariés d’Atos

Deux salariés qui travaillaient dans le même bureau à Bezons sont morts, selon la CGT, d’un gliome. Des études ont été menées pour évaluer leur exposition aux ondes électromagnétiques.

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