1300 salariés Bull SAS sur les 4200 d’Eviden France seront cédés à l’Agence des Participations de l’Etat, entre avril et juin 2026 dans l’opération dénommée Cartier. Cela entraine des partitions complexes entre Bull SAS et Atos sur les outils, l’IT, les fonctions supports, avec des dizaines de contrats de soutien de TSA (Transition Service Agreement), le temps que Bull soit complétement pourvu en moyens.
Et il y a surtout 13 sites impactés, c’est la moitié des établissements en France ! Et cela devient compliqué :7 sites Cartier seront créés vers du coworking privé (Aix, Montpellier, Nantes, Pessac, Rennes, Schiltigheim, Villeurbanne), 3 créations d’établissements (Bezons, Toulouse, Pau), et 3 partitions de sites Atos avec zones dédiées Bull SAS (Echirolles, Les Clayes, Valbonne).
Sans oublier, certains salariés Bull SAS isolés qui auront des contrats télétravail à 100 %.
Le sujet des sites Bull SAS est si général et si complexe que vos représentants demandent un processus légal sous forme de 4 informations-consultations calées sur les situations.
La direction matoise tente de suggérer que les CSSCT régionales soient en charge des sujets et non pas le CSE. Pourquoi ? Parce que seul le CSE a une capacité juridique à voter des expertises indépendantes. La manœuvre est grossière. La direction explique doctement que les déménagements ne seront pas traités dans 2 instances différentes ! Sauf qu’elle a tort juridiquement, seul le CSE peut valider l’opération et il s’appuiera sur ses commissions régionales de santé et sécurité. La direction est toujours à la recherche d’économies sur les conditions de travail des salariés plutôt que sur les primes des dirigeants !






