Dégagés sans ménagement depuis l’année 2018 chez NSC, les salariés ex-Bull du projet « Spinnaker » d’externalisation de la maintenance IDM d’Atos vont revenir chez Atos TS, possiblement sur le projet SOF, confirmant une nouvelle fois les errements stratégiques.
Au-delà de la satisfaction de revoir nos anciens collègues, la CGT Atos continue de dénoncer l’absence de perspectives industrielles des décideurs qui accumulent les errements stratégiques. La CGT dénonce également la vision comptable délétère « au tableau Excel » qui privilégie les visions à court terme au détriment des salariés qui sont une nouvelle fois la variable d’ajustement de l’inconséquence managériale incarnée à l’époque par le patron d’IDM.
C’est ce même stratège de haut vol qui provoqua un mouvement social inédit en 2020 « le projet ARAL » (rappel : externalisation de 220 salariés de l’activité DCH bridge) en tentant de faire passer NSC, une société de pacotille pour un diamant brut. A l’issue d’une grève historique les salariés regroupés en collectif avaient contraint la direction à l’abandon par KO de ce projet délétère. On mesure aujourd’hui la portée de cette victoire.
Pourtant les instances avaient, lors de l’information consultation sur le projet d’externalisation chez NSC, rendu un avis « éclairé », et lapidaire. M Extraits choisis de l’avis du CET ATOS BULL Technologie dans sa séance extraordinaire du 10 juillet 2018.
« Pour Atos, ce projet n’est qu’une façon de se débarrasser de salariés tout en gardant le marché et donc la marge. Ce qui aura pour effet de faire porter la quasi-totalité du risque économique à NSC, et donc aux salariés transférés.
– NSC Global voit une nouvelle opportunité d‘accroître ses volumes, sa croissance étant fondée sur des acquisitions. Mais les prévisions de marge de ce projet remettent en cause sa viabilité.
– L’avenir des salariés transférés n’a pas été pris en compte ni par Atos, ni par NSC Global. »
Le CET ABT alerte sur la gravité de la situation si l’employeur maintient le projet d’externalisation de l’activité Maintenance IDM.
Concernant l’emploi, le manque d’engagements de NSC et d’Atos sur le maintien de l’emploi et sur les garanties sociales n’est pas de nature à rassurer les salariés.
Encore une fois, l’avenir des salariés n’est pas pris en compte ni par Atos ni par NSC Global.
De plus, les élus sont atterrés devant l’absence :
– De prévisions financières réelles et précises de la part d’Atos comme de NSC Global.
– D’évaluation de l’impact de ce projet sur les autres entités du groupe.
– De toute analyse sectorielle sur le marché et la concurrence. »
En conclusion, les élus n’avaient pas rendu d’avis par manque d’informations, et avaient conclu :
« Au-delà de la problématique liée à la procédure d’information / consultation sur le projet d’externalisation, les élus du CET ABT considèrent que l’activité de maintenance a toute sa place dans le groupe. Les élus du CET ABT demandent l’abandon du projet. Ils demandent un plan d’investissements permettant le maintien et la pérennité de l’activité au sein du groupe. »






